Le sud Lipez
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San Pédro de Atacama
(Chili ) nous revoilà!! (du  16 Août au 21 Août 2010)
Après 4 jours de route non stop depuis la frontière Bolivie/Chili par le lago Chungara, nous retrouvons le parking municipal de San Pédro de Atacama.
Il fait moins chaud et il y a moins de touristes par rapport à notre passage le 25 Mai.
Nous comptons bien le faire ce tour du sud Lipez!
Avant de prospecter les agences de voyage pour effectuer ce circuit, il faut sécuriser ponpon.
Après négociations sur les prix, nous trouvons un sympathique camping ou ponpon attendra pendant notre absence.
Nous choisissons une agence qui a pignon sur rue et qui nous amènera en 4/4 en Bolivie dans le désert du sud Lipez.
Le lendemain, à 5 h du matin, nous sommes les premiers devant la porte de l'agence.
Le sac à dos est rempli de vêtements chauds car c'est l'hiver et nous en aurons besoin à plus de 4000m d'altitude!
 
Le poste de douane Bolivien à 4000 mètres d'altitude.


Et, c'est le départ....
Les 4/4 sont chargés de leur réserve de carburant, d'eau et de provisions pour les 4 jours à venir.
Nous partageons le véhicule avec quatre  personnes, 2 Espagnols et 2 Chiliens.
La moyenne d'âge est de 20 à 30 ans, sauf nous!

Dès le départ, le ton est donné: Miguel, le chauffeur Bolivien, fait ronfler la mécanique, il ne cherche pas à éviter les trous et roule à fond la caisse sur les pistes caillouteuses.

Et le spectacle commence... la laguna Blanca s'offre tout de suite à nos yeux.

Puis, c'est le tour de la laguna Verde située  4500 m d'altitude, avec, en toile de fond, le volcan Licancabur.
Sa couleur provient d'une forte concentration en magnésium.
Derrière, c'est le Chili avec le désert de l'Atacama.



Selon les vents, la laguna est plus ou moins verte. quoi qu'il en soit elle est toujours magique.
Sa couleur est due aussi au carbonate de plomb, au soufre, à l'arsenic et calcium.



Une petite halte dans ce désert de sable et de rochers sculptés par le vent.

Des "sculptures" dignes de tableaux de Dali. Le désert se nomme d'ailleurs: le désert de Salvador Dali.


Un désert qui ne cesse pas de surprendre....  ici, une source d'eau chaude de 37 degrés, une halte agréable pour les baigneurs.
Attention, la sortie de l'eau est surprenante, la température chute brusquement au dessous de zéro degré.


De la chaleur encore? oui, avec ces geysers qui fument, qui crachent et bouillonnent avec une température de plus de 200 degrés!


En contemplation....


Vers 5 h, le soir, Miguel nous dépose au pied de la laguna Clolorada.

La couleur rouge sang qui a donné son nom à la laguna n'est pas au rendez-vous  mais........

Les flamands roses de James sont bien là, eux!

Délicats et graciles, ils cherchent les algues microscopiques dont ils se nourrissent.


Le soleil se cache vite et dès 18h la nuit commence à tomber.
Si Miguel n'est au au rendez-vous avec son 4/4 pour venir nous chercher, le froid, lui, y est bien et nous rappelle que nous nous trouvons toujours à 4500 mètres!!


Un dernier coup d'oeil à la laguna Colorada avant de congeler sur place.
Mais si, mais si, c'est bien la laguna Colorada, la laguna rouge!


Voilà notre hôtel 4 étoiles, enfin presque, et on va pouvoir se réchauffer autour du poele grace à ces plantes grasses, utilisées pour le chauffage.

Elle ne bruleront que partiellement, seulement la partie imbibée de pétrole mais on l'apprécie grandement avant de se retrouver autour d'une table conviviale.

La nuit se passera très bien, il faut dire que nous avons sorti le contenu de nos sacs à dos pour dormir: chaussettes, pulls,
pantalons, gants et bonnet. Jacques dormira même avec son anorak.
Pas question d'aller dehors pour faire pipi, il fait -25°. 


Le lendemain, on oublie bien vite les conditions de vie rustique, le soleil est toujours au rendez-vous et la température monte vite.
A nous les grands espaces de sable, les plateaux rouge, marron, les paysages de rêve,

nous sommes dans le désert Siloli.

Planté là, au milieu de nulle part, l'arbol de Piéra.
Un rocher sculpté par le vent qui a pris la forme d'un arbre, perdu au milieu d'une immensité sableuse.

La photo souvenir s'imposait avec en  toile de fond les montagnes de sable aux couleurs chaudes.

Le sud Lipez n'a pas fini de nous surprendre...
Dans cette nature hostile mais si féerique se cachent les lagunas lovées au pied des montagnes.

La laguna Hédionda qui accueille une multitude de Flamants roses pour notre plus grande joie.

Le flamant rose de James au plumage rose pale parcemé de stries carmin vif et au bec jaune vif à pointe noire.




Puis au sommet d'une colline, on est "scotché" en apercevant la laguna Honda aux formes arrondies.



La laguna Honda avec ses eaux miroirs.

Quelques kilomètres plus loin, une autre laguna, blanche celle ci, entourée de volcans aux sommets enneigés.

La laguna Charcota

La laguna Charcota

Un troupeau de vigognes en train de paître tranquillement entoure la laguna Canapa.
C'est aussi un lieu de prédilection pour les flamants roses.

La laguna Canapa qui forme de petits marécages.                        Mince alors! ça pique!!

Toujours la laguna Canapa.

Le volcan Ollague.

La tête et les yeux encore remplis de toutes ces merveilles, on entre dans un autre paysage, différent celui là.
C'est presque trop, on aimerait prolonger le plaisir pour le déguster petit à petit.
L'environnement change, nous traversons des lacs asséchés, le sol blanchit et se transforme petit à petit en sel...
La journée a été bien remplie, et, nous faisons une halte aux abords du salar, dans un hôtel..............de sel!              

Tout est en sel, les murs, le lit, la table de chevet, le sol et  la table et les chaises ou nous prenons le repas du soir.

coucher de soleil sur le salar.

Quelle nuit! nos amis voyageurs ne l'oublierons pas de si tôt!
Une intoxication alimentaire due à des poulets avariés a sévit toute la nuit.
Les vomissements, bientôt suivis de fièvre, auront raison des 3/4 d'entre nous et, pour eux, la fin du voyage se transformera en enfer.
A notre plus grand étonnement, notre tablée échappera  à cette intoxication (un poulet moins avarié que les autres) et pour nous
le fait d'avoir très peu mangé.
Les hôtels et refuges pour la nuit n'ont pas de nourriture, il faut donc la transporter depuis San Pédro.
Chaque véhicule a  ses réserves de nourriture dans des sacs, sur la galerie.
Elle est soumise à la fraicheur de la nuit et à la forte chaleur du jour.

Pour nous et donc pour vous, le voyage continue...
Alors qu'est-ce-que le salar?
Du sel bien sûr, une immense mer de sel qui s'étend sur 12.500 Km2, ce qui équivaut à la même superficie que deux départements français.

A plus de 4000 m d'altitude, c'est pas les Folies Bergères!            

Des pains....de sel.

Dans cet enfer blanc, se trouvent des hommes qui creusent à la pioche, qui font des tas de sel.

Leur moyen de locomotion est le vélo!                                       quant à ce camion, il sera chargé avec les petits tas de sel.

âgé de 40.000 ans, le salar de Uyuni  est le vestige d'un lac d'eau de mer asséché et il culmine à 3658 mètres d'altitude.
Et sa profondeur? pas moins de 40 m d'épaisseur ou alternent des couches de sel et de glaise.
Curieusement, il dessine des formes hexagonales.
L'horizon est à perte de vue, au loin on distingue la courbe de notre planète.
Sous nos pieds, la plus grande réserve de lithium du monde.
A ce jour, elle n'est pas exploitée, à voir dans l'avenir....
Puis, perdus au milieu de ce désert de sel, des îlots recouverts de cactus.

L'isla del Pescado recouverte de cactus géants.

                                                                                               voici le petit dernier: Mickey Mousse

 Du haut de l'île, un panorama à 360°                                        Oui...vous avez bien lu: ce cactus a 900 ans d'âge!!

on se sent tout petit.....et jeune!
Après une bonne halte sur l'île, on reprend la route, enfin si on peut dire, car, de route il n'y en a point.
Sur les cinq voitures de l'agence qui se suivaient, il n'en reste plus qu'une, la notre.
Nos compagnons de route, trop mal en point ont déclaré forfait et sont repartis sur Uyuni pour reprendre,
soit le train ou le car, et surtout pour se soigner.
Nous allons rejoindre la ville aussi en traversant ce désert blanc.
Des kilomètres de désert blanc, dans la voiture tout le monde s'endort.

Puis, c'est l'arrivée à la ville d'Uyuni et nous faisons un petit tour au cimetière des locomotives.
Elles servaient à l'acheminement du sel mais aujourd'hui, il ne reste que leurs carcasses rouillées qui hantent
les abords de cette ville perchée à 3656m, perdue au milieu de nulle part.


Le cimetière des locomotives.

La ville d'Uyuni.

Le temps de remplacer le chauffeur et le véhicule, et, nous reprenons la route du retour à San Pédro de Atacama.
Les véhicules, malmenés, accusent le coup; celui qui va nous ramener n'a plus de direction, plus d'amortisseurs depuis longtemps,  et les freins baignent dans un jus de lockheed.
Le retour sera pénible, nous enchainons les montées sableuses  en tôle ondulée dans les montagnes pour les redescendre aussitôt.
Il faudra passer des gués avec l'eau qui arrive à la portière et, cahun caha, nous arriverons vers 23 heures dans un petit village
pour la halte de la nuit. La route a barbouillé toute notre petite équipe, et, nous nous couchons sans plus attendre car le réveil est prévu pour 4 heures du matin.
La beauté de la nature au lever du soleil nous console bien vite de la fatigue.
Les geysers fumants se révèleront à nous,
à 6 heures du matin, enrobés de leurs fumerolles.

Nous nous retrouvons à la douane Bolivienne, puis, après un trajet en bus, c'est la frontière du Chili.
Les formalités coutumières terminées, nous retrouvons San Pédro de Atacama et.........ponpon.
Un peu de repos avant de reprendre la route pour ......................... les fameuses chutes d'Iguazu.


                                                                                          Rejoignez-nous
aux chutes d'Uguazu en Argentine