ETAPE PRECEDENTE


Le lac Titicaca


9.775.246 habitants - Superficie: 1.098.581 Km2 ( 2 fois la France)
Capitale administrative: La Paz- capitale constitutionnelle: Sucre
Langue: L'espagnol, le quechua, le aymara, le guarani.
la monnaie est le Boliviano 1€=8 bolivianos
Président : Evo Moralès élu en 2005, le premier président d'origine amérindienne.
Taux de pauvreté: 60%
ETAPE SUIVANTE

Le sud Lipez







La Bolivie est divisée en 5 régions distinctes:
- L'altiplano qui culmine à plus de 3000 m avec 300 pics à plus de 5000m et ses volcans (le Sajama à plus de 6500 m)
On y trouve aussi les grands lacs tel le lac Titicaca, les lacs poopo et Uru-Uru ou les déserts de sel d'Uyuni et de Coipasa et
les lagunes Verde et Colorada.
- les Yungas  au nord est de La Paz, une région à la végétation abondante.
- Les vallées entre 500 et 2500 m d'altitude qui sont le grenier de la Bolivie.
- Le Chaco riche en pétrole.
- El Oriente qui occupe 67% de la surface avec ses plaines torrides, l'Amazonie et le Pantanal.

(Du 8 au 12 Août 2010)
La route est courte depuis Puno à la frontière Bolivienne, 150 km tout au plus.  Elle longe le lac Titicaca et il est beau ce lac
à la couleur bleu profond. Il est bordé de champs cultivés, la moindre parcelle est cultivée. C'est la saison ou l'on coupe les foins aussi des petits monticules de paille sont assemblés dans les champs. Paisibles, les vaches et les moutons broutent et boivent.

La frontière arrive et nous avons failli rater le poste de douane!
Il faut dire que c'est le foutoir  juste avant le poste frontière: des petits vendeurs sont installés sur la route, de chaque côté, il est difficile aux véhicules de se croiser.
Les formalités sont vites remplies,ici, pas de contrôle sanitaire, ça y est, nous voila en Bolivie! 


Sur les rives du lac Titicaca.

La première ville porte le nom de
 
Une petite ville paisible qui a donné son nom à la fameuse plage de Rio de Janeiro au Brésil.
Après avoir acquitté un droit d'entrée de 10 Bolivianos  qui paraît être à la tête du client, et après avoir garé ponpon dans la cour d'un hôtel, nous partons à la découverte de Copacabana.
Dès les premiers pas, on se trouve au milieu des échoppes qui vendent de l'artisanat, mais ici, les vendeurs ne sollicitent pas le client. Quel contraste par rapport à Cuzco et les autres villes touristiques du Pérou, ou nous nous sentions harcelés  par des vendeurs en tout genre. Ici, on a l'impression de les déranger en les sortant de leur torpeur!

Copacabana, c'est aussi un petit port
d'où partent les bateaux qui amènent les touristes sur l'île du soleil ou de la lune.
L'île du soleil se visite à pied en trois heures de marche. Toujours avec nos problèmes liés à l'altitude (4000m), on décide de ne pas
se rendre sur l'île.
La soirée se termine dans un bon restaurant. Pendant que les parents sont au fourneau, la fillette âgée de 10 ans sert en salle.
Elle se débrouille comme un chef mais on espère qu'elle n'a pas posé son petit uniforme d'écolière pour toujours.

En venant à Puno, on croisait fréquemment sur la route des véhicules décorés avec des guirlandes, des paillettes et des fleurs.
On a pensé à un mariage, puis, devant leur nombre croissant, à une fête..
Nous retrouvons ces véhicules devant la cathédrale de Copacabana. Rangés en file indienne, ils attendent la bénédiction du curé.
Après la bénédiction, il est de coutume d'asperger le véhicule avec du vin pétillant ou de la bière et de lancer des paillettes colorées qui vont se coller. Une bouteille heurte  la carrosserie et se brise en plusieurs morceaux qui crèveront deux roues du véhicule suivant. Voila une bénédiction à risques!



La cathédrale de Copacabana.                                                    Oh! que je n'aime pas les photos!

Le lendemain, nous nous promenons encore avant de quitter la ville pour continuer la route qui longe le lac Titicaca.

La route s'arrête brusquement et on doit traverser le lac.
Nous regardons, perplexes, les barges qui font la traversée pour aller sur l'autre rive du lac Titicaca.
Il faut bien se rendre à l'évidence, on devra passer par là!

Après avoir cherché en vain du regard une barge moins pourrie que les autres, nous embarquons ponpon en espérant qu'il ne
passera pas au travers! Un gros car s'embarquera aussi sur la même barge que nous et ensembles, nous balancerons pendant les 15 minutes de la traversée! Eliane se dit qu'il vaut mieux fermer les yeux au risque d'avoir un ulcère à l'estomac...

A l'arrivée, malgré les efforts de bonnes volontés, il est impossible de jointoyer la barge avec le ponton et Jacques commence à s'inquiéter!.
Tout se passera finalement bien et ponpon sera débarqué de l'autre côté du lac Titicaca.



On s'émerveillait en longeant les rives du lac Titicaca, quel plaisir de voir tout au long, les champs dorés par le blé moissonné,
les animaux paisibles en train de paître.... Maintenant, les sommets enneigés des montagnes nous font en plus un décor unique.


Entre montagnes et lac, la vie s'active dans les champs.

On a savouré ces paysages très lentement pour que cela dure le plus longtemps possible et on est arrivé à Tiwanaku.

Situé à 70 Km de La Paz Tiwanaku est un site important qui garde, à nos jours, encore ses mystères.
Il était le siège d'une civilisation prospère qui vit son apogée entre le VIII et le XII siècle après J-C, donc bien avant l'arrivée des
incas. Une civilisation très avancée qui connaissait déjà le travail de l'or, de l'argent et du cuivre. Une civilisation qui avait une
fine connaissance des maths, astronomie, ingéniérie hydraulique et agronomie.
Les incas n'auraient donc qu'assimilé ces connaissances!
Les tiwanakatos ont été les premiers à cultiver la pomme de terre. L'agronome français, Parmentier, eut la bonne idée de ramener
ce tubercule  qui sauva l'Europe de la disette.
Nous visitons le musée en premier: à l'intérieur le Bennett a une place d'honneur, avant l'ouverture du musée, il se trouvait à
l'entrée du stade de foot à la Paz.

 
Le Bennett avec sur ses flancs le calendrier agricole, représentation de la Pachamama.
Outre les poteries, les sculptures, les momies, on peut voir dans ce musée les crânes déformés volontairement.
Cette déformation se pratiquait
chez les individus de rang noble, elle consistait à serrer le crâne à l'aide de bandelettes. 

Le site est vaste et composé de plusieurs parties:
L'Akapana, une ancienne pyramide en cours de restauration.

une ancienne pyramide.

Le Kalasasaya, le plus important, est un carré de 125 mètres  de côté.

On y trouve le monolithe Ponce, le spectre et la coupe qu'il tient à la main signifient qu'il représentait un personnage important.

kalasasaya signifie en Aymara "pierres dressées". En effet, les murs qui entourent ce temple sont d'une rectitude parfaite.


Tout à côté se trouve le temple semi-souterrain en contrebas de 2 mètres par rapport au reste du site.
Cet endroit bien particulier est le domaine des morts si l'on peut dire: 172 têtes sont sculptées et inserrées dans les murs.

De  cette partie, on peut voir l'escalier qui mène au temple Kalasasaya avec sa porte et dans l'encadrement, le monolithe Ponce.
Une visite que nous avons trouvé particulièrement intéressante.
Nous rencontrons un jeune couple avec une voiture immatriculée en France; ils sont partis depuis quatre mois, plus de logement, plus de travail....
Nous prendrons le temps de discuter autour d'un café, ils nous confirment que la route de Potosi est bloquée par les bloquéos
et que le mouvement semble se durcir!
Notre décision de changer l'itinéraire prévu en passant par le salar d'Uyuni se confirme.
Nous allons passer par le Chili et rejoindre San Pédro d'Atacama et nous n'avons pas dit notre dernier mot quant au salar d'Uyuni!
Après avoir gouté, à El Alto, à l'embouteillage le plus corsé que nous ayons pu voir, ponpon repartira avec un feu arrière cassé vers
des chemins plus paisibles.
De Patacamaya à Sajama .
Avant de prendre la route qui traverse les Andes, nous nous arrêtons dans le village de Patacamaya pour y faire des provisions.
Ici, pas de grand super marché, même pas des petits.
On trouve de toutes petites boutiques avec quelques conserves, des pâtes et du riz.
Le soleil a fait gonfler le lait en brique et les yaourts.

On retrouve les paysages colorés.

Les habitations en adobe se confondent avec l'environnement.

Des tombeaux précolombiens sont quillés sur leur promontoire.    Au détour de la route, il est là, on l'aperçoit le volcan Sajama.

Partout, partout, des alpagas élevés pour leur laine.

L'altiplano avec ses touffes" d'herbe folle"et le volcan Sajama au sommet enneigé à 6542 mètres d'altitude.

Le village de Las Lagunas sera notre point de chute avant la frontière du Chili.
Ponpon s'installe sur la place du village, tout en hauteur. En hauteur, nous y sommes déjà, au delà de 4000 mètres d'altitude.
Une petite mamie vient nous trouver pour proposer une chambre dans sa chaumière.
Nous lui disons que la "casa rodante" est une maison et nous lui faisons visiter ponpon.
Eliane dit que cette brave mamie lui rappelle beaucoup sa propre maman et ose lui demander son âge...
Nous pensions qu'elle avait 100 ans, elle répond qu'elle a 70ans! A notre air surpris elle ajoute que les gens paraissent plus âgés,
à cette altitude les conditions de vie sont dures! Un échange bien chaleureux, le temps de prendre un thé ensemble.
Au petit matin, la température affiche moins 2 à l'intérieur du camping-car et il faudra que le soleil réchauffe ponpon pour qu'il
veuille démarrer.

Quelques petits kilomètres et nous sortons de Bolivie.
Une pompe à essence nous tend les bras, un bon moyen pour utiliser nos derniers bolivianos. Surprise! Ici, il y a deux prix et les
étrangers payent 1 dollar le litre de gas oil ! Vexés, nous passons notre route.
Les douaniers nous arrêtent et demandent à inspecter ponpon. Ils vont droit sur notre bidon de gas oil que nous avons en réserve depuis l'Equateur. Ils nous accusent de faire de la contrebande et veulent prendre le bidon!
Sans nous énerver, nous prenons l'entonnoir et nous versons le gas oil dans le réservoir. Nous leur proposons le bidon vide qu'ils refuseront!

Chili
La frontière Chilienne se passe comme d'habitude avec une fouille en règle pour voir si nous ne transportons pas des fruits  et des produits frais. C'est presque en s'excusant que le douanier  nous confisque les oeufs que nous avions oubliés de cacher avec les fruits.
Des voyageurs de Suisse, qui ont contourné Potosi, essaient de rejoindre le salar d'Uyuni par les pistes. Quant à nous, nous
poursuivons la route vers le Chili. elle est terriblement mauvaise cette route mais le paysage est grandiose.
Nous entrons dans le parc Lauca déclaré zone de biosphère mondiale par l'Unesco.
Il doit son nom  au Rio Lauca dont il renferme la source.
Avec une superficie de 1372 Km2, le parc Lauca est dominé par les volcans Parinacota ( 6342 m), le Pomerape ( 6282m) ,
Les volcans Guallatiri (6060m) et Acotango 5650m).
Il affiche des paysages de grande beauté avec en point d'orgue le lago Chungara qui est parmi les hauts du monde avec ses 4570m.
 
Le lago Chungara n'a pas fini de nous émerveiller...

avec ses douces couleurs,

ses eaux miroirs,

Le lago Chungara est dominé par le volcan Parinacota qui culmine à 6320 mètres.

Nous avons pris beaucoup de plaisir à longer ce magnifique lac.

Le parc Lauca est une grande réserve de vigognes, on les voit par troupeaux, elles paraissent moins farouches ici.
On y trouve aussi des vizcachas( sorte de lièvre avec une queue en panache) 


Les lagunes de Cotacotani

Le petit village de Parinacota est tout près et nous y faisons une halte.
Situé à 4392 m d'altitude, il compte une bonne centaine d'habitants, pas plus, un hôtel tout petit, quelques maisons toutes blanches et une église toute blanche aussi.
Cette petite église du XVII siècle fut reconstruite en 1789, son toit est recouvert de chaume, un muret d'enceinte entoure cette église qui a la particularité d'avoir un clocher indépendant de l'église.


L'église de Parinacota                                                                avec son clocher indépendant.

Entrée de l'église.

On ne se lasse pas de parcourir cette route aux paysages grandioses, jalonnée de volcans.

Les volcans Payachatas (jumeaux en langue aymara)


Les vigognes et les alpagas, nombreux dans le parc, paissent dans les zones de pâturage humide appelées bofédales

Puis, c'est l'arrivée à Putre.
Un village de 1235 habitants, niché au creux des montagnes. Ses ruelles, toutes pavées de pierres, arborent de chaque côté,
des maisons basses aux couleurs chatoyantes, beaucoup sont rouge vif.


Un aperçu du village de Putre, tout en bas, mais tout de même situé à 3500 mètres d'altitude.
Après une halte dans ce village , nous repartons vers Arica tout au nord du Chili.
Ponpon amorce les 145 Km de descente qui vont nous amener de 3500 m jusqu'au niveau de la mer.
 
Au passage on admire la route creusée dans les roches colorées de la montagne.

ou encore ces montagnes curieusement sculptées par l'érosion.
Nous traversons la québrada de Cardones, une région de grandes montagnes arides avec quelques petits cactus candélabres assez maigrelets et décharnés.
Puis, les montagnes se transforment en montagnes de sable, un sable de couleur aux tons dégradés. Des tons que partent du marron pour finir tout blanc.
La route descend toujours et les oreilles claquent.
On croise de nombreux camions chargés de voitures neuves, certainement acheminées par cargo du port de Arica pour être livrées à La Pax. La Bolivie doit ressentir durement le fait d'avoir perdu son accès à la mer.


Arica nous gratifie de son plus beau coucher de soleil qui semble plonger dans l'eau.



Nous referons en sens inverse le trajet de Arica à San Pédro de Atacama.
A partir de San Pédro de Atacama, nous comptons bien faire le Sud Lipez en Bolivie, que nous n'avons pas pu visiter à cause
des bloquéos.

Et le Sud Lipez, c'est tout un programme et une belle aventure................alors on vous dit à Bientôt pour le Sud Lipez.




Infos aux futurs camping-caristes et aux camping-caristes:
Il est plus confortable d'avoir quelques Pésos Chiliens car le prochain village est éloigné et pour peu que l'on y arrive la veille du week end, la banque sera fermée!
Au poste de douane Bolivien, on peut voir des femmes qui font le change des bolivianos en Pésos Chilien.








                                                                                                   


















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