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La traversée en cargo n°1
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La traversée en cargo n°2
                                 


 Aprés 9 mois très actifs passés à Lacoste, il nous tarde de prendre le large.
Ponpon doit embarquer le 17 Août 2009 sur le cargo "La Grande Buénos Aires" à destination de Buénos Aires.
Pendant 30 jours, nous effectuerons la traversée de l'atlantique avec lui, parmi les membres de l'équipage et quelques passagers ( une dizaine seulement).
Les escales seront certainement les bienvenues!!




 





La "Grande Buénos Aires" longera les côtes Espagnoles,les côtes Marocaines avec un arrêt à Casablanca, puis les côtes occidentales africaines avec une escale à :
  • Dakar ( Sénégal)
  • Banjul   (Gambie)
  • Conakry (Guinée)
  • Freetown (Sierra Léone)

.
Aprés la traversée de l'atlantique, plusieurs escales sont prévues:
  • Vitoria (Brésil)
  • Rio de Janeiro (Brésil)
  • Santos (Brésil)
  • Montévidéo (Uruguay)
  • Zarate (Argentine)
  • Buénos Aires (Argentine)

Arrivée à Buénos Aires, la capitale de l'Argentine, la reine du tango.
A nous l'Amérique, ses immenses territoires, nous traverserons la pampa, la patagonie avec ses gauchos
jusqu'en terre de feu, la cordillière des Andes, le désert de l'atacama.....
Ca y est, les yeux pétillent, nous voila la tête pleine de rêves, nous avons hâte de retrouver cette vie de nomades
et de partir à la découverte de toutes les merveilles de la nature.
Mais revenons sur terre!!
Ou sur mer.
C'est la Société Grimaldi , une société Italienne, qui a le monopole du transport de fret vers l'Amérique du Sud.
Il est bien entendu que le transport des marchandises est sa priorité et le règlement le stipule bien:
"Le  véhicule accompagné est transporté aux conditions de transport de marchandises qui ne prévoient aucune responsabilité pour le transporteur en cas de dégât ou manquements de quelque nature que cela soit,en particulier le transporteur ne répond pas des conséquences des évènements de la mer."
"Le passager accepte que l'itinéraire, le jour de départ et d'arrivée,la durée du voyage et le navire peuvent subir des changements et des modifications à tout moment.....si le transporteur  annule l'escale du port de destination du passager, ce dernier est débarqué dans le port le plus proche."
"Le passager accepte qu'à bord le service soit simple.
La nourriture est celle préparée pour l'équipage."

Nous acceptons de bon coeur ce règlement et, s' il est  possible de se connecter au wifi pendant les escales,
 nous vous ferons participer à  notre vie sur le cargo pendant un mois.
A bientôt pour partager avec vous cette magnifique aventure.

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Après 2 jours d'attente sur le parking du quai 123 au Havre, ponpon est enfin embarqué sur le Grande Buenos Aires
le 23 Août 2009.
C'est le dernier à monter à bord, le Grande Buenos Aires ferme la soute.
Avec ses 224 mètres de long, ses 12 étages, le Grande Buenos Aires nous apparait comme un monstre des mers.
Il est chargé au maximum, jusqu'à 86 000 tonnes apparemment.
On ne compte pas le nombre de containers, de voitures, de semi-remorques embarqués!

Le Grande Buenos Aires tire sa révérence à 20 heures.
Nous sommes heureux de partir malgré un pincement au cœur.
Maintenant il est trop tard pour reculer et nous n'avons pas de billet de retour!

Alors, que l'aventure commence!!
Une surprise nous attend: 3 français sont à bord!



Claire Lise et Michel, 2 intrépides retraités Suisses qui voyagent avec un 4/4 Toyota cellule.
Ils vont passer dans les pistes empruntées par les véhicules du Dakar.
On les suivra sur leur blog: http:// mclcornu.blogspot.com
et peut être nos routes se croiseront-elles.



Joël, caméraman.
Il est du Midi et nous nous sommes croisés dans notre village de Lacoste.
Que le monde est petit!
Joël  prépare un reportage sur la vie à bord d'un cargo.

Il y a aussi 4 campings-caristes d'origine Allemande qui ont embarqué à Hambourg.
La barrière de la langue limitera malheureusement nos échanges.

Comment se passe la vie à bord d'un cargo?
La vie à bord d'un cargo est rythmée par les horaires des repas:
7h30   petit déjeuner
11 h     déjeuner
18 h      diner.
L'horaire est rigoureusement respecté.
Les cuisiniers, bien sympathiques, sont d'origine Italienne.
Ils nous concoctent des repas très copieux, pâtes bien sur à toutes les sauces ainsi que poisson et viande à tous les repas.
Tant pis pour l'équilibre alimentaire, tant pis pour la ligne!
Pour maintenir la ligne on peut toujours pédaler sur le vélo de la salle de sport.
L'équipage est de nationalité Italienne, Indienne, Ukrainienne.
Le commandant est d'origine Italienne.
Tout ce petit monde communique en Anglais, ils sont tous bilingues ou trilingues.
Le premier jour de voyage, nous enlevons 1 heure à la montre.
Le deuxième jour nous enlevons encore une heure.
Notre petite vie à bord s'organise.
Nous disposons du courant, bien utile pour l ' appareil de photos, caméra, ordinateur.
Une machine à laver le linge est mise à notre disposition ainsi qu'un sèche linge.
C'est une nouvelle vie qui commence ou l'on apprend à ne rien faire.
Les matinées sont consacrées à l'échange et au partage des connaissances: montage des films;
caméra, GPS et ordinateurs dévoilent tour à tour leurs secrets.
On passe beaucoup de temps à dormir au soleil sur le pont pendant l'après-midi.
Les soirées sont des moments d'échange de souvenirs ou alors nous visionnons un DVD au salon.

Après 3 jours de navigation sous un soleil radieux, le Grande Buenos Aires arrive dans le port de Casablanca,
escorté par un petit bateau pilote.
Un marin, à bord du bateau pilote, se hisse à l'aide d'une  corde sur le Grande Buenos Aires.
C'est lui qui guidera le cargo pour entrer dans le port.
Nous sommes lundi 24 Août, il faut beau et chaud.
Le commandant nous autorise une permission de sortie de 9h à 17 h.

 Casablanca le 24 Août 2009

  
Arrivée à Casablanca, aussitôt la Grande Mosquée s'impose à nos yeux.

Une ville de plus de 7 Millions d'habitants.
Nous sillonnerons la ville, conduits par un taxi.
Ponpon est heureux de rester dans la soute. Conduire dans cette ville est éprouvant pour ses nerfs.
Par contre, la grande mosquée s'avère être un havre de paix.
Située au bord de l'océan, elle est immense, elle peut accueillir 4500 personnes à l'intérieur et 25 000 à l'extérieur.

La Grande Mosquée Hassan II au soleil couchant.

Pendant notre visite de la Grande Mosquée, le Grande Buenos Aires a déchargé de nombreux containers et en a embarqué d'autres.
L'activité du port est moins importante qu'au Havre et puis c'est le ramadan.
Des bateaux en provenance du Brésil, des céréaliers, déchargent leur soute à l'aide d'une grue munie d'un énorme godet et vident le contenu de leur soute directement dans les camions qui se suivent à la queue leu leu.
Ils déchargent du sucre roux qui sera acheminé pour être raffiné à une température de 1000 degrés.

Mais revenons à la vie à bord!
Aujourd'hui dimanche, c'est l'exercice de sauvetage, tout l'équipage est convié sur le pont, les passagers extirpent leur gilet de sauvetage de la chambre et rejoignent l'équipage sur le pont.
Ce jour là, la chaloupe refusera obstinément de descendre à l'eau, il faudra la convaincre à grand renfort de dégrippant et de graisse.


La chaloupe

Le lendemain, c'est l'effervescence sur le pont, une côte en vue, la côte des Canaries, les portables chauffent.
C'est un moment privilégié ou l'on peut capter un réseau.
Matelots, officiers, tout le monde arpente le pont téléphone en mains!


L'île de Gorée, triste témoin du commerce des esclaves,  annonce l'entrée à Dakar.   


L'île de Gorée

Dakar   le 29 Août 2009


Dakar, une ville de 1,8 Million d'habitants, capitale du Sénégal.
Le Sénégal avec ses 196.720 Km2   compte 11.9 Millions d'habitants.
Nous nous promenons dans les rues, l'accueil est assez agréable.
Des marchands à la sauvette proposent tout et n'importe quoi mais aussi quelques produits artisanaux locaux.
Cette ville, avec son lot de misère et sa cour des miracles, nous apparaîtra par la suite nettement plus confortable que
les autres  escales. 

   Banjul     le 31 Août 2009



Banjul, un petit port qui compte 240.000 habitants, capitale de la Gambie.
Une occasion de faire une petite révision de la géographie pour repérer ce petit état de Gambie enclavé
dans la république du Sénégal.
Un territoire de 11.290 Km2 qui compte 1, 2 Millions d'habitants.
Une ancienne colonie anglaise indépendante depuis 1965.
De religion islamique, plusieurs ethnies se côtoient : Malinkés, Peuls, Wolofs, Diolas.
Sur le port, chacun vaque à ses occupations.

Ici, on construit des pirogues avec les moyens de bord.


Là, les femmes fument  les poissons chat pêchés par les hommes pendant la nuit.


Sur le marché, beaucoup de produits "made in china".

    Conakry  le 2 Septembre 2009


Conakry, la capitale de la Guinée avec ses 1, 1 Million d'habitants.
La Guinée, qui s'étend sur 245.860 Km2 compte plus de 7,5 Million d'habitants en forte augmentation constante.

Cette ancienne colonie française a acquit son indépendance en 1965 à la suite d'un référendum.
De religion islamique, Foulkeés, Malinqués, Sousssous, Kissis, Bagas et Peuls se côtoient.
On enseigne toujours le français à l'école.
La Guinée est un grand producteur de fer, elle est au deuxième rang mondial pour la production de bauxite.
Les terres sont riches et il pleut 6 mois par an!
Ce pays est classé comme exportateur de riz, pourtant, pendant notre halte de 2 jours, les cargos de riz en provenance de Panama ou autres se sont succédés au port, déchargeant leur soute.
 
Un cargo qui décharge sa cargaison de riz.

Une chaleur moite accueille le Grande Buénos Aires, c'est la saison des pluies.
En Guinée, ce sont les militaires qui sont au pouvoir depuis un an, en attendant les élections de 2010.
Les militaires, les douaniers, en très grande quantité, investissent le pont du cargo qui vient de s'abaisser sur le quai.
Les palabres commencent et elles dureront plus de 2 heures.
Nous sommes délestés chacun de 6 Euros, taxe pour avoir le droit de sortir du bâteau.
On s'apercevra après que cet argent sera distribué à différents militaires et douaniers.
Plus de 2 longues heures en pleine chaleur seront nécessaires pour obtenir une autorisation qui nous permettra de nous promener en ville, néanmoins, il sera interdit de faire une quelconque photo sous peine de se voir confisquer son appareil!
Nous traversons cette ville en taxi, accompagnés d'un guide.
L'accueil n'est pas trés engageant.
Les militaires, les gendarmes en trés grand nombre, occupent la ville.
Nous croisons une jeep équipée d'une mitraillette.
Nous retiendrons de cette ville, les arbres magnifiques, ficus, caoutchoucs, centenaires pour la plupart, qui ornent la chaussée mais il y a aussi beaucoup de misère et de saleté.
A notre retour, une émeute éclate.
La population a faim.
Des sacs de riz sont propulsés d'un cargo  sur le quai, la plupart éclatent en tombant.
Les gens se précipitent pour récupérer le riz.
Un camion chargé de sacs de riz est investi par un groupe de personnes qui tente de récupérer des sacs.
Les gens sont repoussés à grand coups de bâton.
Joél qui était resté à bord a filmé  2 clandestins en train d'escalader les cordes d'amarrage d'un cargo pour se faufiler subrepticement à bord. On comprend leur désespoir.


Pour tromper les interminables attentes, rien de tel qu'un bon hamac!

5 heures de bateau seulement séparent Conakry et Freetown.
Malgré la pluie qui nous accueille, l'entrée dans le port nous fait découvrir une ville construite sur plusieurs collines
qui se jettent dans l'océan.
Une montagne en cache une autre et la ville s'étale ainsi sur chacune des montagnes.
Le paysage est verdoyant, il charme le voyageur.

    Freetown  le 3 Septembre 2009
 Avec ses 470.000 habitants Freetown est la capitale de la Sierra Léone.
La Sierra Léone s'étend sur 71.740 Km2 et compte 5,2 M. d'habitants.
Elle est membre du Commonwealth, on y pratique l'anglais.
La Sierra Léone compte de nombreuses richesses telles que diamants, or, bauxite.


Une vue de Freetown sous la pluie.

L'arrivée nous fait découvrir une toute autre facette des lieux.
Ici, la misère règne en maitre : maisons délabrées, bidonvilles se succèdent.
Il est formellement déconseillé aux voyageurs de quitter le cargo.
Le fret sera déchargé et chargé pendant la nuit et le Grande Buenos Aires lève l'ancre au petit matin.

petit bâteau pilote polueur.

Propulsé par ses 18.000 chevaux, notre RoRo( diminutif de Roll on Roll off) quitte les côtes africaines et entame sa traversée de l'atlantique.
Il  a parcouru environ 5.500 Kms du Havre à Freetown.
A raison de 35 Km/heure il va parcourir 4.766 Kms pour se rendre au Brésil.

La vie à bord s'installe, des "évènements" l'agrémenteront tout au long des 6 jours de traversée.
  • Dimanche 6 Septembre, nous passons la ligne de l'équateur. A cette occasion il est de tradition de jeter un seau d'eau sur son prochain, une joyeuse ambiance règne sur le pont, c'est la course aux seaux d'eau et personne n'y échappera.

Tout le monde joue le jeu: Claire Lise et Michel                     Les membres de l'équipage et Mikaelé le chef cuisinier.
  •  Le lendemain nous pouvons visiter la cabine de pilotage.
  • C'est ensuite le tour de la salle des machines. Cette visite s'avèrera assez spectaculaire de par la taille impressionnante des machines qui occupent plusieurs niveaux du pont.Tout est d'une propreté remarquable.

Une petite partie de la salle des machines.

   L'arbre de transmission (vilebrequin)                                     couvercles d'accés aux bielles.

  • Un autre jour Eliane ne résistera pas au désir de voir la confection du pain.
 Mikaélé en train de pétrir le pain à 5 h du matin .
A la sortie du pétrin  il ne le met pas en boule pour le faire lever mais il le façonne directement et le laisse lever.
C'est ce qui rendra son pain carrément "estouffe gari"! 

  • On en parle depuis longtemps : quand va t-on manger les langoustes achetées à Banjul? Aujourd'hui c'est le grand jour, tous les petits curieux suivent les opérations de préparation en cuisine, ça occupe.

Les langoustes seront dégustées de bon appétit!

La cuisine est un élément important d'un voyage en cargo.
Les repas sont pris dans une salle de taille modeste avec 3 tables rondes de 5 personnes et une table rectangulaire de 10 personnes. Nappes blanches et changement d'assiettes et de couverts à chaque plat.
Les passagers mangent en premier avec quelques officiers Hindou.
Une cuisine spéciale est prépararée pour les officiers Hindou.
Le capitaine prend ses repas après, avec les officiers Italiens, et  nous n'aurons pas souvent l'occasion de nous côtoyer.

 

L'équipe de la cuisine, de gauche à droite: Hassis (dit Hachich),Dani, Yohesh,Thomasso.

Le voyage se poursuit au rythme du ronronnement et du balancement de notre RoRo.
Au fur et à mesure nous reculons l'heure à notre montre.
Maintenant nous avons 5 heures en moins par rapport à la France.
Nous
approchons des rives du Brésil, les baleines nous font l'honneur de leur spectacle.
Certains passagers qui se sont levés à 5 heures du matin  ont vu une centaine de baleines évoluer au large.
Nous nous sommes levés plus tard et nous étions très heureux d'en voir une dizaine, ce sont les premières que l'on
voit et chaque fois c'était un moment de bonheur.
Il y avait aussi des dauphins et une multitude de poissons volants.

  Victoria  le jeudi 10 Septembre
Au petit matin, le Grande Buenos Aires  jette l'ancre  prés du port de Vitoria au Brésil, il attend la permission d'accoster au port.
Une trentaine de bateaux attendent eux aussi, il y a beaucoup de vraquiers, mais aussi des bateaux équipés pour dérouler les câbles et bien sur des cargos qui  portent des containers.
Nous pensons que nous allons rester à l'ancre pendant longtemps.
Nous distinguons nettement les grands immeubles qui bordent le port de Vitoria et au loin un grand pont sur lequel passe une autoroute et sous lequel les bateaux passent.
A midi, le Grande Buenos Aire lève l'ancre pour prendre position le long du quai.
Le port s'étire de chaque côté du bras de mer, la distance d'une rive à l'autre n'est pas importante.
Il faudra toute la dextérité du capitaine aidé par un pilote du port qui est monté à bord pour positionner le cargo.
Deux petits bateaux remorqueurs s'essoufflent, l'un tire notre gros mastodonte d'un côté  et l'autre le pousse de l'autre côté.

 

Nous voila sur le continent Américain, le Brésil nous accueille sous un soleil radieux. 
C'est le plus grand état de l'Amérique du Sud avec 8.511.996 Kms2 et 162 Millions d'habitants.
La ville de Vitoria avec ses 253.000 habitants nous charme dès l'entrée dans le port.
Le cadre est verdoyant et la ville s'étale sur plusieurs collines.
Nous passons devant un petit port de pêche à ravir et tout au long de la rive, les bâtiments étalent leurs multiples couleurs,
des grandes tours bordent le rivage.

 




 
Le Grande Buenos Aires ouvre sa soute et décharge son fret.
Ici, ce ne sont pas les véhicules usagés qui sont déchargés comme en  Afrique mais de magnifiques Porsche.
Des camions porte-véhicules attendent sur le quai pour les charger.
Une locomotive flambante neuve est extirpée des entrailles du cargo.
Une bonne organisation règne dans tout le port.
Les formalités d'immigration terminées, nous avons le droit de sortir.
Il est déjà 17 h, il va bientôt faire nuit, nous décidons de rester à bord curieux de voir la suite des opérations
du déchargement de la locomotive.
A minuit, le Grande Buenos Aires laisse sa place à un autre navire qui attend de prendre son tour et il entame sa descente
des côtes Brésiliennes.

Est-ce un mirage ou Noel ?

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