Equateur

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Chan Chan


283.560 Km2 soit la moitié de la France
13.600.000 habitants
Capitale: Quito
Langue parlée: l'Espagnol, monnaie: le dollar Américain
La vie est moins chère qu'au Pérou, le litre de gas oil coûte 0,22€
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Les Galapagos 1

les Galapagos 2

de Otavalo à Cuenca











L'Equateur c'est une ligne mais c'est aussi:
Un peuple métissé de blancs, de noirs, d'indiens et d'asiatiques.
  •  C'est la côte Pacifique avec un climat chaud et humide, des belles plages ou bercé par le bruit des vagues, on adopte le rythme tropical  allongé sur le hamac.
  • C'est l'Amazonie, le poumon du monde, on y trouve des tribus qui n'ont pas de contact avec notre civilisation.
  • C'est la Cordillère des Andes avec ses volcans: le Cotopaxi (5897m) est le plus haut volcan en activité dans le monde, le Cayambe glacier et volcan qui se trouve sur la ligne de l'Equateur, le point culminant est le Chimbarazo (6310m).
  • Enfin, c'est les Galapagos, le paradis des animaux.
L'Equateur est le premier exportateur de bananes.
  • C'est un grand producteur d'huile de palme.
  • Le pétrole représente la première rentrée d'argent.
  • Suite à la dollarisation (le sucre était auparavant la monnaie nationale), une forte émigration a eu lieu à tel point qu'elle représente la deuxième rentrée d'argent!
  • On trouve aussi en Equateur: du cacao, du café, des crevettes.
  • Le tourisme tient une place non négligeable.
Malgré toutes ses richesses, l'Equateur souffre d'une grande dépendance économique envers les Etats Unis et aussi et surtout une grande corruption.

L'Equateur, c'est aussi et surtout la gentillesse des gens.
Nous les sollicitons souvent pour demander notre route et ils répondent toujours avec leur gentillesse coutumière.
On ne compte plus les gestes amicaux de la main lorsque l'on se croise sur la route, les coups de klaxon de bienvenue
et les larges sourires.....

Entrée en Equateur le 25 Juin 2010 au 29 Juin
Le passage de la frontière Pérou/Equateur se fait le plus simplement du monde , rapide, avec le sourire.
Ponpon n'est même pas visité.
Après avoir traversé des étendues immenses désertiques, étendues entrecoupées par des oasis ou habite la population,
nous rentrons dans un pays à la végétation luxuriante.


Les bananeraies font une haie d'honneur à la route qui est bordée de chaque côtés par d'immenses champs dont on ne voit pas la fin.
Ici, l'eau abonde. Le riz vient d'être récolté, les petits propriétaires ont coupé des gerbes et les ont laissé sécher sur place.
Ils reprennent les gerbes en main et les tapent sur un cylindre pour récolter le riz dans une bâche.
Les grands propriétaires terriens ont fait passer la machine .
Les champs sont ensuite brulés avant d'être replantés.
 
Tout est nouveau pour nous: les bananes, le cacao, les rizières, les papayes, une quantité d'arbres dont on ne connait pas encore le nom.
Le paysage est formé de douces collines vertes, elles sont cultivées ces collines jusqu'à la cime.
Les habitations sont en bois sur pilotis, toujours entourées d'une multitude de linge coloré qui sèche sur les étendoirs.

 


Nous prenons la direction de Guayaquil, la plus grande ville de l'Equateur avec ses 2 millons d'habitants.
Comme nous adorons promener ponpon et ses 7 mètres dans les grandes villes, nous prenons un grand bain de circulation intense dans Guayaquil, mais on s'en sort.
Guayaquil est une ville portuaire qui s'étend dans un grand estuaire, au bord du fleuve guayas. Il sépare d'ailleurs la ville ce grand fleuve et on le traverse par un pont. Tout à notre concentration dans la circulation, nous n'avons pas pris de photos!
Guayaquil est proche de l'océan pacifique et c'est justement là que nous allons.

Nous traversons une forêt luxuriante qui baigne dans le brouillard.
Le mois de Juin est la saison sèche mais il y a de la brume le long des côtes. 


Une vue de Punto de Cayo, petit village de pécheurs au bord de la côte.
Dans un autre  petit village que nous traversons c'est la fête, alors, on a installé le podium sur la route.
Ponpon n'en croit pas ses yeux,  après une longue marche arrière, il roulera un bon moment sur la plage pour rejoindre la route
plus loin.
Et c'est l'arrivée à Puerto Lopez ou nous nous  installons dans le jardin d'un hôtel, au bord de l'océan.


Le village de Puerto Lopez

L'arrivée des pècheurs.

Toutes sortes de poissons comme des requins marteaux.....

Il faut faire vite pour sortir le poisson du bateau car les oiseaux sont voraces.

Les pélicans attendent aussi.  Le poisson est vidé dans des bacs et transporté en courant jusqu'à la camionnette qui attend sur le bord de la plage.

Oh! les voleurs.

C'était un plaisir de voir l'arrivée des pécheurs et nous en avons profité pour faire une cure de grosses crevettes et de poissons bien frais.

A Puerto Lopez, nous avons profité du Wifi de l'hôtel pour nous renseigner sur les croisières aux Galapagos.
L'agence nous a proposé un tarif intéressant de dernière minute aussi nous écourtons notre séjour à Puerto Lopez.
Nous quittons ce lieu avec regret, mais il y a tellement à voir...

Nous longeons la côte puis c'est la traversée par la montagne pour rejoindre Quito.
La route est vraiment animée: tout au long, des petits vendeurs proposent leur production.
Là, c'est un groupe de personnes qui écosse les petits pois et les haricots et les vendent dans un sachet.
Là, des enfants vendent du bon fromage à des prix dérisoires.
Ici, les femmes font cuire des petits pains de mais ou de soja et les vendent tout chauds.
Dans un village, des cochons tués et dépecés sont pendus par les pieds.  Les femmes font cuire des Fritadas au feu de bois: des bananes plantains frites avec des morceaux de viande de cochon, des pommes de terre, c'est délicieux.
Dans un autre village, ça sent bon le chocolat, le caramel et les biscuits.....
Ponpon s'arrête bien souvent!

Une station service nous accueille pour la nuit dans la ville de  El Carmen, les jeunes sont curieux et posent des questions, ils demandent à visiter ponpon.
Bien sur, ponpon est tout fier !
Il y en a un qui est bien jeune pour travailler à la station, il a 10 ans et nous lui demandons s'il ne va pas à l'école.
Le collège coute de l'argent et ses parents ne peuvent pas payer, il y a beaucoup de jeunes qui travaillent dès l'âge de 10 ans.
Le lendemain, nous repartons les bras chargés de bananes et d'oranges.
Encore une bonne côte à grimper derrière une file de camions et nous approchons de Quito.
De gros camions sillonnent les routes, les uns ,venant de Quito, transportent des voitures, les autres que l'on suit, transportent des bananes.
Avant d'entrer dans la capitale, nous ferons une halte  pour fêter dignement nos 44 ans de mariage dans un bon resto.

Quito ( du 30 Juin au 8 Juillet)
Quito dont le nom vient des tribus Quitus signifie Qui: centre, To: monde.
Elle a été fondée le 6 Décembre 1534 par le conquistador Sébastian de Benalcazar.

Avec ses 1.800.000 habitants, Quito est perchée à 2850 m d'altitude. C'est la plus haute ville après La Paz en Bolivie.
Il faut s'imaginer une ville étranglée dans un couloir, entre les montagnes. Deux volcans culminent respectivement à 4627 m pour le Rucu et à 4776m pour le Guagua Pichincha, ils ont souvent la tête dans les nuages!
Il faut imaginer une ville construite sur un relief des plus bosselé, c'est ainsi que l'on voit des tours sur des collines ou des maisons
de couleurs qui montent à l'assaut des montagnes comme à Valparaiso.
Le libérateur Simon Bolivar disait:" Quito, la lumière de l'Amérique".
S'étirant sur plus de 30 kilomètres de long avec une largeur de 4 à 7 kilomètres à peine, Quito a deux visages:

D'une part, le Quito moderne qui grouille de voitures, de bruit, ou se rassemble le monde financier.
C'est le Quito Européen avec les hôtels, les banques, les agences de voyage, les magasins. La population est entièrement Européenne avec de belles et grosses voitures.

D'autre part, le Quito colonial qui est le centre historique inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.
La population est entièrement Indienne. Il n'y a pas de voitures.
Et, quel Quito!!
Tout d'abord, un peu d'histoire: Les Incas s'emparèrent de Quito qui était plus haute que Cusco (au Pérou) et donc qui était plus près du dieu- soleil qu'ils vénéraient. L'Inca Atahualpa habitait d'ailleurs plus souvent à Quito qu'à Cusco.
A l'arrivée des Espagnols, ils préfèrent détruire entièrement la ville plutôt que de la céder aux conquistadors.
Il ne reste donc rien de l'époque Incas, les seules traces historiques datent de l'époque coloniale.

Lorsqu'on arrive par le sommet de la montagne, on voit la ville coloniale blottie dans le creux, avec ses ruelles en forte pente,
ses maisons coloniales, ses églises, ses monuments.

Dans les rues de Quito.


La place de l'indépendance avec le palais du gouverneur.

Toujours sur la place de l'indépendance avec le monument aux Héros du 10 Août 1809, premier groupe à se battre pour l'indépendance.

La place San Francisco avec le couvent et au sommet d'El Panecillo: l'immense statue de la vierge.

Ils ne sont pas bien grands les cireurs de chaussures!.

Un moment de quiétude.

Une petite halte, le temps d'un repas dans une de ces petites cantines fréquentées par les locaux et ou l'on mange très bien pour 2€.
Nous étions en joyeuse compagnie, entourés de jeunes guides touristiques.
Pour visiter le vieux Quito, nous avions pris certaines précautions, un vieil appareil photos de poche et pas de caméra.
La ville, qui avait la réputation de ne pas être sûre est maintenant bien sécurisée par de nombreux policiers.
Nous avons adoré nous promener dans  cette ville pittoresque et tranquille, à aucun moment nous n'avons ressenti de l'insécurité.
 
L'aéroport de Quito se trouve dans la ville même, et c'est de cet aéroport que partent les avions pour les îles Galapagos.
Nous ne pensions pas pouvoir réaliser ce rêve qui nous paraissait inaccessible et
nous savons que c'est une très grande chance
de pouvoir visiter ces îles.



Partagez ce rêve avec nous et venez nous rejoindre aux...............................Galapagos



Infos aux camping-caristes ou aux futurs camping-caristes:
Nous n'avons pas pris d'assurance dans ce pays.
Il serait plus confortable de passer la frontière avec des dollars en poche car dans les petites villes à l'entrée de la frontière
on ne trouve pas forcément des distributeurs qui acceptent les cartes visas.
Il serait aussi plus confortable d'avoir une carte GPS, bien  appréciable dans les grandes villes. 
Nous n'avons pas vu de GPL dans les stations services.
Les routes sont payantes mais ce sont des petits prix (1 US$ pour les véhicules 4 roues)
Bon resto à 9 Km avant d'arriver à Quito: S 0° 25.065    W 78°32.985