La Québrada du Humahuaca
ETAPE PRECEDENTE

C'est reparti !


Vive l'Argentine, le capricorne..........et nous bien sûr! 
ETAPE SUIVANTE

Le désert de l'Atacama
La mine de Chuquicamata
 









La Québrada de Humahuaca  (du 20 Mai au 25 Mai)
Nous faisons une nouvelle halte à Salta, ce qui n'est pas fait pour nous déplaire car nous aimons bien cette ville et puis on commence à
mieux la connaître et on se sent un peu comme chez nous.
Jacques en profite pour acheter du petit matériel pour bricoler et des interrupteurs; pour se faire comprendre il fait de beaux dessins,
ça marche et on s'amuse bien!
L'achat d'un thermomètre de température ambiante nous fait faire pas mal de kilomètres à pied et on finit par le trouver........chez un tourneur!

Maintenant, direction Jujuy que l'on prononce Coucouil si l'on ne veut pas passer pour un touriste fraichement débarqué!
Nous faisons une étape au petit village de Yala, dans un hôtel/camping "La Bohême" tenu par des hippies tout à  fait adorables.
Comme à 11 heures le matin, ils n'étaient toujours pas levés  on part en laissant notre contribution coincée dans la porte.

Le village de Tumbaya nous tend les bras. Il est adorable ce village et les habitants encore plus, un monsieur vient nous toucher la main et
il papote et il papote.....
A Tumbaya, la plupart des maisons sont en pisé (terre sèche et paille). L'église, quant à elle, trône au centre du village et lorsque l'on rentre à l'intérieur,
elle est bien fraîche cette église et adorable avec ses poutres en bois de cactus et ses madones toutes bien vêtues.
 


Maintenant, nous entrons dans le vif du sujet...............la Québrada!
La Québrada, c'est 10.000 ans de civilisation.
Elle est classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco pour sa biodiversité et sa richesse culturelle.
Les collines sculptées et dentelées font leur apparition, des montagnes aux multiples couleurs, une est coiffée de jaune,
l'autre est rose (si si,on vous l'assure!), celle que nous préférons est de couleur rouge sang.
Il y en a qui sont zébrées de jaune, de rouge, de gris clair, de beige et le spectacle continu jusqu'à Humahuaca.


La québrada sous toutes les couleurs.







A 15 Km de Tilcara, nous passons la ligne du capricorne.
Mais non, inutile de chercher la ligne! c'est un simple panneau et un monument qui marquent ce passage.


La ligne du capricorne                                                                   Hélo! je suis là, en petit...... c'est moi le Capricorne!!.

 Humahuhaca 
8000 habitants
Un village construit au bord du Rio Grande qui s'élève à 3000m d'altitude.
Ce village  nous donne l'impression d'avoir changer de pays et pourtant nous sommes à 270 Km à peine de Salta.
Ici, les femmes arborent leur costume traditionnel. Elles sont vêtues avec des couleurs vives, leur chapeau leur sied  à merveille
et on les trouve bien belles avec les longues nattes dans le dos et leur teint bien basané. Elles portent leur enfant sanglé dans le dos.
Il y a un petit marché sur la place ou l'on vend des produits de la région , beaucoup de différentes pommes de terre typiques des régions Andines.
Elles aussi sont colorées, il y en a des jaunes, des rosées et des vertes.
Sur la place l'artisanat indien est bien représenté et au fur et à mesure que nous avançons,  le porte monnaie se vide.


Des indiennes en costume régional vendent leur légumes.

Tilcara  
4400 habitants   2.645 m d'altitude.
Un village entouré de belles collines colorées et  qui reste authentique malgré les touristes qui affluent.
En quechua, il signifie "l'étoile filante".
Un
village riche de la culture Andine à travers les siècles.
Le musée archéologique possède une belle collection de poteries , de bijoux, de vases mortuaires...
A la demande des indiens, les crânes déformés volontairement dans un but esthétique ne sont plus exposés ainsi que la momie d'un bébé.


Dans la rue, à Tilcara.


Purmamarca    1000 habitants .
Un village construit au pied de la colline des sept couleurs, une curiosité géologique de la québrada de Humahuaca.
Nous arrivons à Purmamarca un dimanche. Quelle affluence!
Des touristes Argentins venus en car envahissent la place ou les indiens vendent leur artisanat.
L'ambiance reste  bon enfant.
Il faut dire que le village est particulier, il est construit au pied d'une montagne aux sept couleurs.
Nous voila dans un décor surréaliste, avec des montagnes de toutes les couleurs, digne de la plus belle palette du peintre. 


Le village de Purmamarca lové au pied de la montagne aux sept couleurs.


Une rue du village.                                                                                           Le marché artisanal.


La féerie des couleurs......












Nous nous sommes promenés avec beaucoup de plaisir à la rencontre de ces paysages qui nous surprennent toujours.
En quittant Purmarmaca en direction du Chili, le paysage change. 
Il fait beau, la route est belle.
Elle longe des montagnes qui semblent badigeonnées de moutarde, puis, les voila sculptées en forme d'orgue.
Notre "ponpon "grimpe bien la route en lacets.
Avec ses deux ventilateurs commandés en direct, il est fier car il supporte mieux les côtes.
Dommage que nous ne puissions pas faire pareil pour nos pauvres oreilles!
Les bidons d'eau, d'huile,  claquent et se mettent en boule. Même ponpon semble se gonfler!
Les tubes de crème coulent tout seuls.
En redescendant, ils s'aplatissent comme des crêpes, ponpon quant à lui, semble se dégonfler!.

Même ici, on trouve  de la vie: de temps en temps on croise quelques habitations en pisé avec un enclos pour les animaux.

Des montagnes badigeonnées de moutarde.                                                     La route en lacets.

une habitation perdue dans la montagne avec son enclos.

Au sommet du col, à 4170m, deux indiennes qui paraissent frigorifiées, cisèlent et sculptent des plaques de pierre.
Ce sont toujours les mêmes motifs qui reviennent :
-Le Suri (appelé Nandou aussi)qui ressemble a une petite autruche.
Il symbolise la terre et représente la pluie puisque c'est le seul animal qui danse avant qu'il ne commence à pleuvoir.
- Le condor bicéphale qui symbolise l'air.
- Le serpent bicéphale
qui symbolise le feu.
- La dame qui pleure représente la Pachamama. Selon une croyance, les larmes de la Dame fécondent la terre en tombant.

Arrivés au col, surprise, la route descend en lacets, nous offrant un paysage minéral strié de jaune.
Au loin.....................un mirage!!
En se rapprochant du plateau, le paysage devient blanc, pas blanc de neige mais blanc de sel.
Nous sommes à Salinas Grandes et nous admirons notre première saline. Elle est immense avec ses 120Km2.
Mais, d'ou vient tout ce sel?
Nous sommes à 3550 mètres, sur un plateau entouré de montagnes. Les pluies,en tombant, ruissellent le long du flanc des montagnes,
se chargeant au passage des minéraux volcaniques.
Ces pluies se déversent sur le plateau et le soleil les transforme en mer de sel.
Ponpon ne résiste pas à l'envie de mettre ses pattes sur le sel et nous non plus!


Une vue du col, sur la saline.                                                                            La route descend en lacets dans un paysage minéral strié de jaune.

Derrière les basses montagnes..........                                                               les salines.



Il y a bien sur l'industrie du sel. Ce dernier est mis en tas par un engin, acheminé par camion et mis en sacs.
Les engins mécaniques ont remplacé les hommes pour ce dur labeur.
Les hommes, quant à eux, sont présents, ils sculptent les plaques de sel et les transforment en animaux.
Ils sont emmitouflés et cagoulés pour se protéger du soleil.
Ils vendent leurs petits travaux aux touristes.
Voila ponpon bientôt en compagnie d'un petit lama de sel!


Un sculpteur cagoulé.                                                                                      Une statue de sel sur son promontoire de sel bien sur!

Jacques dit que c'est un nouveau spécimen de condor à pattes rouges! Quelle mauvaise langue celui la!!

C'est ce qui s'appelle l'avoir dans la main. na!                                                   Non! il n'a pas plongé mais il l'a goûté l'eau et devinez? elle est salée!

Nous nous sommes amusés comme des petits fous.
En repartant, nous apercevons nos premières vigognes. Elles ressemblent à un lama en plus petit.
Nous en avons croisé ensuite dans des zones tellement désertiques que l'on se demande comment font-elles pour survivre!.

Un troupeau de lamas                                                                                    Une  frêle et délicate vigogne.

Après avoir passé une nuit bien fraîche à prés de 4000 mètres d'altitude, nous partons en direction du Chili.
Les montagnes sont habillées de doré, ce sont les graminées qui leur donnent cette teinte dorée, on a l'impression que ces montagnes sont peluchées.
Puis le paysage devient de plus en plus désertique et bientôt les graminées disparaissent pour laisser la place aux pierres.
Au loin, on voit toute la chaîne de montagne avec des cônes volcaniques au sommet légèrement saupoudré de blanc.
Quelques rochers aux  formes érodées font bientôt leur apparition, ils sont disséminés par ci par là .
Après avoir navigué à une altitude de plus de 4000 mètres sur un plateau devenu désertique, nous amorçons subitement la descente sur San Pédro de Atacama, et quelle descente! Sur une trentaine de kilomètres, nous passons de 4000m d'altitude à 2500 mètres!.

Une vue du paysage traversé.                                                                         Un rio bien timide dans le fond de la vallée.


La route monte jusqu'au plateau qui devient désertique.                                   Ce n'est plus que terre et cailloux, au loin les montagnes sont enneigées.

Quelques Moai aux formes érodées.                                                               et déjà la frontière du Chili approche.

La frontière du Chili approche et comme à chaque frontière il est défendu de passer des fruits , légumes et produits frais.
Nous voilà un peu embarrassé avec notre paquet d'herbe de Coca!. Même entourée de plusieurs plastiques, elle a de l'odeur la coquine!
On  ne vous l'a pas dit: à Salta nous avons fait l'acquisition d'un paquet de coca. On ne va tout de même pas mourir idiot!
Ici, les gens la mâchouille la coca, nous, on ne pense pas la "chiquer", du moins pas encore!. On va la faire infuser , c'est bon pour combattre
le mal des montagnes: le soroche.

Infos aux camping-caristes et aux futurs camping-caristes:
La douane Argentine est au Paso de Jama, la douane Chilienne est à San Pédro de Atacama.
Le processus est toujours le même:
- on se présente au service gendarmerie,
-puis à l'immigration,
- enfin à la douane.
En remplissant le feuillet de déclaration sur la possession de fruits, légumes, mieux vaut cocher oui  et donner les 2 pommes qui restent.


Nous sommes dans le désert de l'Atacama et vous  donnons rendez-vous au Chili...............................au désert de l'Atacama