La mine de Chuquicamata
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Le désert de l'Atacama


Le minerai de cuivre
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de Iquique à Arica






Calama 126.200 habitants (du  29 Mai au 1 Juin 2010)
Calama est une ville située à 2.250m d'altitude, perdue dans le désert.
Une ville de travailleurs, de mineurs exactement, sans charme particulier mais à l'ambiance sympathique.
A 16 km de la ville se trouve la mine de Chuquicamata et c'est pour visiter la mine que nous sommes là.

Calama vue de loin.

Chuquicamata
Une ville de 20.000 habitants, évacuée en 2007, elle est aujourd'hui une ville morte.
Elle fût évacuée en 2007 pour risque de pollution, mais aussi et surtout pour étendre l'exploitation de la mine.
Tout est resté en place: les maisons avec leurs rideaux aux fenêtres, les magasins avec leurs enseignes, le manège pour enfants,
et même le Félix navidad (joyeux noel) sur sa guirlande.
On éprouve un étrange sentiment en se promenant dans la ville ou tout au moins dans l'espace autorisé par la"Codelco".
Ou sont partis les habitants?
Ils sont relogés dans des bâtiments à Calama, la Codelco prend en charge 75% du prix de l'habitation.


L'entrée dans la ville morte de Chuquicamata.                                    Pinocchio est toujours là.

Le terril qui avance inexorablement et "mange" petit à petit les maisons.   Ne pas entrer, en démolition!
L'hôpital est déjà sous le terril avec ses lits, son matériel médical.......

La poussière produite par les engins qui extraient le minerai est omniprésente.  Au pied du terril: le cimetière.

Parlons de la mine.....................du gigantisme à tous les niveaux!!
Elle fût construite entre  1912 et 1915 par les entrepreneurs américains.
En 1717, elle fût nationalisée et depuis c'est
la société de l'état  Chilien: la "Codelco" qui en assure l'exploitation.
Du gigantisme, vous en voulez?
'
1 kilomètre de profondeur, 4 mètres de diamètre, 5 kilomètres de longueur!
C'est la plus grande mine à ciel ouvert du monde.

 
des engins hors normes s'activent

Les "petits points" que l'on voit sont en fait des camions qui montent le minerai et, noyée dans la poussière, une grue qui extrait le minerai de cuivre.

Ce petit joujou mesure 7 mètres de haut, le conducteur doit escalader l'échelle sur le devant pour monter dans la cabine.
Il fait 8 m de large et 12 m de long.
La roue mesure 3 m.
330 à 400 tonnes sont chargées dans la benne.
Et la consommation?..........2500 l de gas oil pour 8 heures!!
Les camions roulent à gauche pour éviter d'écraser les petites voitures rouges de la société qui sont munies d'un mât de 5 m de haut avec un drapeau rouge au bout.
Et la pelle mécanique qui extrait le minerai?
Elle est grande comme un immeuble de 8 étages, elle peut charger 20 tonnes de minerai à chaque pelletée.
La mine tourne 24 h sur 24h, elle emploie 20.000 personnes.
Il y a encore de beaux jours devant soi: pas de soucis, il  reste encore 90 millions de tonnes à extraire soit plus de 70 ans!!
Et la pollution?
Notre guide n'a pas abordé le risque de maladie dû à la pollution,
les gens ne boivent pas l'eau du robinet, elle contient un fort taux d'arsenic.
Pendant le peu de temps ou nous sommes restés aux abords de la mine, nous en avions plein le nez de la poussière, alors
les mineurs?!
Nous avons remarqué un nombre considérable de pharmacies à Calama. 
Le Chili est le premier producteur de cuivre au monde, ce cuivre a une pureté de 99,99%.

Après le gigantisme, la poussière, nous sommes heureux de nous  retrouver loin du bruit, c'est le village
de Chiu chiu qui nous accueille.
Situé à 2525 mètres d'altitude, Chiu Chiu fût crée en 1611, il compte 300 habitants.
Distant de 40 kilomètres seulement de Calama, il respire le calme et la fraîcheur.
Déjà, de loin, on aperçoit l'église San Francisco qui trône au milieu du village et c'est pour elle que nous sommes venus
à Chiu Chiu. C'est une des  plus anciennes église du Chili, elle est construite en adobe avec des murs très épais.
Elle est authentique: une charpente en bois de chanas, le plafond et les portes en bois de cactus et le tout est lié avec des
lanières de cuir . Nous avons adoré cette église sobre qui a gardé tout son charme.

Partons sans plus attendre à sa découverte...

enseigne en bois de cactus si caractéristique


L'école de Chiu Chiu                                                                L'église san Francisco

     
La porte de l'église en bois de cactus et lanières de cuir de lama.

Maria Elena
Une ville de 7000 habitants environ.
Elle n'est pas mentionnée sur les guides et nous la découvrons sur les conseils de Gabriello, le propriétaire du camping à Calama.
Elle a été construite dans les années 1927, au temps ou les mines de nitrate prospéraient.
Les maisons, de style colonial, sont en bois, accolées les unes aux autres, elles forment un ensemble harmonieux de couleur
aux tons pastel, du bleu, vert, jaune.

Les maisons de style colonial aux tons pastel.

Les avenues sont larges (difficile pour les photos!) et les chiens sont légions.
 
Les avenues sont perpendiculaires, extrêmement larges, en terre battue.
Dès notre arrivée, Maria Eléna nous a complètement séduit.
Aprés avoir parcouru une centaine de kilomètres depuis Calama, nous voila projeté 50 ans auparavant dans cette ville de
style colonial. Tout est  bien rangé, il n'y a pas une maison qui dénote, le village n'a pas changé depuis toutes ces années.
Même les enseignes des magasins sont restées telles qu'elles étaient il y a 50 ans!
La plupart des maisons sont fermées, plus de la moitié à ce qui nous a semblé.
Certains bâtiments, la municipalidad par exemple, so
uffre de son abandon.

La municipalité abandonnée.                                                      L'église qui ne semble pas abandonnée.


Au centre, le marché couvert avec de petites boutiques à l'intérieur. Un autre bâtiment qui abrite un marché couvert.


La locomotive qui a fini son activité après de bons services et.......la ford!

Il y a de la vie tout de même, le centre avec son jardin arboré est bien animé, des commerçants sont installés dans de petites boutiques dans ce qui était certainement le marché couvert.
Mais, de quoi vivent les habitants?
Aux abords de la ville, il y a bien une mine de nitrate toujours en activité mais son activité est très réduite, la moitié des installations est en train de rouiller sur place.
Il n'y a pas de centre d'information mais la responsable de la bibliothèque nous dit que les habitants vont travailler à San Pédro de Valdivia, à une vingtaine de kilomètres de là, ou la mine de nitrate est en activité.
C'est un plaisir de se promener dans cette petite ville d'un autre temps, un petit bijou dans le désert.

Nous la quittons à regret pour poursuivre notre route, direction Iquique, non par la Panam mais en longeant l'océan Pacifique.

Les paysages du désert d'abord plats deviennent des montagnes dénudées de toute vie, terre sablonneuse et  cailloux.
Des mineurs isolés extraient du minerai de cuivre avec des moyens très rudimentaires, nous sommes loin du gigantisme de la codelco!!

En route pour Iquique                                                               Extraction du cuivre avec des moyens rudimentaires.

A Tocopillo, ville portuaire, nous rencontrons des Allemands qui font le circuit inverse au nôtre et nous échangeons quelques mots, ils sont heureux car nous sommes les premiers camping-caristes qu'ils rencontrent depuis plusieurs mois!!
Le long de la côte, des petits villages se sont installés, ils sont en planches sur pilotis, tout est désert en cette période de l'année.
Seuls quelques habitants vivent dans des cabannes en planches à l'écart, ils récoltent les algues qu'ils mettent en tas sur le bord de la plage, puis, ils les font sécher pour après les lier en ballots.

Le ciel est brumeux , c'est l'hiver ici, mais dès que le soleil fait son apparition, le brouillard se dissipe.
Par endroit le paysage est sablonneux avec des rocheux , il est tourmenté, les rochers ressemblent à de la patte à pain façonnée que l'on aurait empilée l'une sur l'autre.
Des pélicans, des albatros et des mouettes habitent ces rochers qui, au fil du temps, sont devenus blancs de guano.
 
La brûme enveloppe la côte Pacifique en cette période de l'année. Rocher recouvert de guano.


On joue au golf aussi dans le désert!  


Des paysages trés doux...

 
mais aussi trés tourmentés.

Un village blotti à l'abri des rochers.                                           le mariage du désert et de la mer.
                                       
Puis, c'est le défilé de montagnes douces, petites et grosses rangées pêle-mêle sous toutes les formes, zébrées de rouge.
Le paysage le plus tourmenté peut devenir aussi montagne de sable.
Tout au long de ces 200 km le long de la côte, nous n'avons pas vu passer le temps!

Il est pourtant temps de nous quitter, on vous dit à bientôt, rendez-vous à la prochaine étape .............de Iquique à Arica
Infos aux camping-caristes et aux futurs camping-caristes:
Pour visiter la mine de Chuquicamata, nous sommes allés au syndicat d'initiative de Calama (fermé le week end) pour nous
faire inscrire puis nous avons pris le colectivo n°5 qui nous amène à l'arrêt du bus de la Codelco. prix 500 pésos/personne
La visite de la mine est gratuite, les commentaires en espagnol et anglais