La réserve de Paracas et les îles Ballestras

ETAPE PRECEDENTE

Aréquipa

ETAPE SUIVANTE

Chan Chan






Paracas ( 15 et 16 Juin) est un petit port de pêche d'ou partent les bateaux pour les îles Ballestas.
On ne trouve pas de pauvres à Paracas, bien au contraire, de grandes et belles villas et des hôtels somptueux.

La petite ville de Paracas et son port.

Nous prenons le bateau car on ne peut accéder aux îles Ballestas que par ce moyen. Au passage, on admire le gigantesque
géoglyphe qui représente un candélabre ou un cactus.
Il mesure 200 mètres de hauteur et 60 mètres de large.
Il est taillé dans la roche, plus profondément que les géoglyphes de Nasca, et il est recouvert d'une bonne pellicule de sable
ce qui l'a protégé de l'érosion.
Il daterait de 1820. Que signifit-il?   Un mystère qui vient se rajouter aux autres!
Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il est un point de repère pour les bateaux venant du cap Horn car on l'aperçoit essentiellement
 de la mer.


Le candélabre.

Le bateau contourne les îlots peuplés, ou plutôt surpeuplés, d'oiseaux de mer.
On y trouve des pétrels, des fous blancs, des cormorans, en grand nombre.
Tout ce petit monde niche sur les rochers et produit du guano.
Les gisements de guano étaient déjà connus des Incas.
En 1870, la couche de guano atteignait 30 mètres d'épaisseur.
A l'heure actuelle, elle est nettement moins épaisse mais elle reste très odorante.
On extrait 6000 tonnes tous les 5 à 7 ans car l'île est protégée.

les nuées d'oiseaux.                                                                   Le poncton pour charger le guano sur les bateaux.





Ces îles sont aussi des lieux de prédilection pour les pingouins de Humbolt qui mesurent à peine 60 cm de long et qui sont en voix
de disparition.

les pingouins de Humbolt.                                                         Madame et son petit cormoran
 

Sans oublier non plus nos amis les lions de mer qui se prélassent sur les rochers.

Après cette balade bien agréable, nous partons pour la réserve de Paracas.
Elle s'étend sur 335.000 ha, elle est classée depuis 1975.
On y trouve les plus belles plages (La Mina, Salinas) du Pérou.
La couleur du sol sableux est ocre. Par endroit, on peut voir de nombreux coquillages fossilisés.
 
 
Monument à la gloire de San Martin.

Poisson fossilisé                                                                       Les suites du dernier  tremblement de terre

La côte déchiquetée et colorée.

Cette balade, nous l'avons effectuée avec une agence de voyage, couplée avec les îles Ballestas.
Ponpon nous attendait dans la cour d'un hôtel dans la petite ville.
Un bon repas de poisson dans le petit port de Laguinillas clôturera cette belle journée.

En route pour la capitale Lima... (17 Juin)
Nous longeons la côte Pacifique.
Ici, pas de petites huttes mais une succession de grandes demeures et de balnéarios.
Peu avant l'arrivée dans Lima, le paysage change. Le désert laisse la place à de grandes étendues cultivées d'asperges,
de cannes à sucre et de coton.
Des mauvaises langues disent que le président Alan Garcia a des actions dans ces immenses propriétés. Allez savoir...
 
On y voit aussi des champs de coton à perte de vue.

La traversée de Lima est assez laborieuse, une erreur d'aiguillage due à des déviations pour travaux nous fait un peu
galérer, et conforte  notre décision de ne pas nous arrêter dans cette ville.

Après avoir roulé toute la journée, nous arrivons de nuit dans la ville de Barranca.
C'est là ou ponpon fait connaissance avec les Rickshaw  (moto-taxi).
Les premières nous ont bien amusé mais c'était avant qu'elles ne prolifèrent comme des sauterelles!
Ce pauvre ponpon est assailli, il ne sait plus ou donner de la tête! On se croirait dans un film de science fiction!

 Rickshaw

Le lendemain, nous visitons le site de Séchin. 
Séchin ( 18 Juin)
Un petit musée à l'entrée du site nous montre une maquette de ce qu'était le site auparavant.
Car,  aujourd'hui, il ne reste pas grand chose à part l'enceinte de pierres gravées entourant le sanctuaire qui date de 1600 avant J-C.

L'entrée du sanctuaire.

L'enceinte est entièrement gravée de sculptures qui représentent soit des têtes coupées, des mains coupées ou des guerriers 
vêtus, tenant dans la main une arme.
Les corps tronqués représentent les vaincus et les guerriers vêtus sont les vainqueurs.

Plus de 300 dalles gravées composent cette enceinte

Une vue du haut du site.
On ne sait pas grand chose sur ce site, les archéologues continuent leur travail de recherche.
Dans le musée, on peut voir l'étonnante momie d'une jeune femme enterrée vivante vers l'an 700 avant J.C.
Son visage exprime l'effroi. Nous aussi, d'ailleurs!

Huanchaco ( les 19 et 20 Juin)  est un endroit bien tranquille au bord de l'eau.
C'est un beau village résidentiel qui s'étend le long du Pacifique avec de belles plages.
C'est l'endroit idéal pour surfer sur les vagues, quelques courageux s'adonnent à leur passion.
 L'eau reste assez fraîche car elle est refroidie par le courant de Humboldt qui vient de l'antarctique.
A Huanchaco, les pêcheurs ont des barques bien particulières!

De frêles embarcations faites de roseaux appelées les caballitos car le pêcheur l'enjambe comme sur un cheval.
Un roseau coupé au milieu sert de rame.

Un trou, au centre, permet  de mettre le fruit de la pêche, ici ce sont des crabes car c'est la saison ou on les trouve.
Par ce système, le poisson ou les crustacés sont maintenus dans l'eau et arrivent on ne peut plus frais.
Nous, nous avons bien apprécié d'acheter le poisson bien frais et nous nous sommes régalés.

Après les moto-taxi, ce pauvre ponpon et son chauffeur font connaissance avec un spécimen bien plus redoutable: le bus!
Depuis Lima, il règne sur les routes une certaine frénésie, la conduite adoptée semble être celle du klaxon.
On a rangé au fond du tiroir le manuel du code de la route et on l'a remplacé par l'élément indispensable ici: le klaxon!
Nous, nous avons aimé les taxis avec le klaxon qui fait l'oiseau et celui du poussin aussi, quant aux autres, nous
nous sommes adaptés.
Après avoir mis ponpon au repos à Huanchaco, nous partons en bus pour visiter  la ville de Trujillo.
Le bus que nous empruntons a vécu mais ils ont tous un âge très avancé.
Arque-bouté sur son volant qu'il tourne de multiple fois, le bonnet enfoncé sur la tête, le chauffeur n'a qu'un seul objectif en tête: passer coûte que coûte!
Un "rabatteur" l'accompagne. Pour faire ce métier il faut être jeune, sportif, donner de la voix et savoir siffler.
Son rôle consiste à chanter comme une litanie le nom des stations desservies, il siffle, il chante pour attirer le client.
Il n'a pas une minute de répit. A certains endroits, il saute du bus en marche et il va pointer une feuille pour attester du passage du bus. C'est lui qui trouve les places, même les plus incongrues, nous, nous étions assis sur le capot moteur entre les paquets de couches- culottes. Il encaisse les 1,50 sols (0.40€) . Le "nôtre" était un jeune homme beau et heureux, il avait dans la main des billets qu'il regardait, quand soudain, un vent fripon vient lui en piquer un!
Il crie au secours, le bus s'arrête, il avance, il recule sur la route pour éclairer les lieux avec les phares, à la recherche du billet volage. Les clients compatissants cherchent aussi, tout le monde est dehors mais pas de billet, alors notre jeune homme reste seul sur la route à chercher encore, il prendra le prochain bus. 

Trujillo, avec ses  850.000 habitants, est une ville  coloniale, fondée par les premiers Espagnols.
C'était une ville prospère grâce à la canne à sucre et c'était un centre religieux.
La place centrale "la plaza des armas"  est entourée de bien belles demeures coloniales. La cathédrale, quant à elle, est chatoyante
dans  des tons doux. Elle fût fondée  par Pizarro, à l'intérieur elle est ornée  de beaux retables de l'époque coloniale.

La porte d'entrée à Trujillio.                                                       aussitôt après, la cathédrale Santa  Clara.      

La magnifique place des Armes                                                   avec la municipalité

La cathédrale
 
La place des armes est bordée de demeures coloniales

Il y en a de toutes les couleurs.

La ville de Trujillo bénéficie d'un climat tropical, il y fait chaud toute l'année.
Nous avons bien aimé cette ville  avec ses belles demeures coloniales colorées.




 


Suite............................... le magifique site de Chan Chan