La Vallée sacrée
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de Otavalo à Cuenca



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La Vallée sacrée suite







La route du désert, de la frontière de l'Equateur à Nazca au Pérou (du 19 au 22 Juillet)
Après la montagne et ses cols, nous retrouvons "notre" route du désert que nous allons refaire en sens inverse.
Nous retrouvons les habitations précaires et la saleté partout au bord des routes et aux entrées des villes, il faut le dire,
le voyage c'est aussi cela.
Perdu au milieu de nulle part, un malheureux au bord de la route est en train de se confectionner une paire de chaussures
avec une chambre à air, Jacques s'arrête et lui donne une paire de nus- pieds.
 
Nous n'avons pas pu résister au plaisir de prendre une photo.

Plus de 1600 Km nous séparent de Nazca, nous roulerons en faisant juste des petits arrêts pour manger l'Almuerzo du jour.
Avant de partir de l'Equateur, nous avons pris soin de faire une réserve de gas oil pour profiter des prix avantageux par rapport
au Pérou.
Au cours d'une halte à Lambayèque devant le musée de Sipan, nous rencontrons une jeune française qui travaille au musée.
Elle nous dit que trois nouvelles tombes viennent d'être mises à jour et que les bijoux et objets sont en ce moment envoyés
aux Pays Bas par manque de place dans le musée. La culture Mochicas sera donc exposée à côté de notre porte!

Nous faisons une halte à Trujillo pour aller visiter le musée de la Huaca de la Lune qui vient d'ouvrir ses portes.
Un beau musée qui peut encore accueillir des trésors, la place est prévue.
Ce musée va s'étoffer au fur et à mesure des découvertes archéologiques, il y a déjà de nombreuses poteries en parfait état.

De Nazca à Cusco (du 23 au 25 Juillet)
Nous partons de Nazca avec le brouillard pour faire cette belle et longue route de montagne  avec trois cols à plus de 4000 mètres.
On distingue à peine les frêles cactus qui parsèment ici et là cette nature hostile et caillouteuse.
Nous allons traverser la chaine des Andes d'Ouest en Est sur 650 Km. Sans préambule, c'est le col qui s'annonce  bien raide
mais il monte vers le soleil. Petit à petit, nous laissons le brouillard dans la vallée, le paysage devient encore plus aride, les cactus
se sont rabougris, des arbustes dénudés coiffent la cime des montagnes caillouteuses de cheveux épars.

Des camions semi-remorque descendent et dans un virage c'est la grande frayeur!
Un camionneur un peu énervé coupe le virage avec sa remorque et ponpon se trouve coincé contre la paroi du rocher.
Il recule pour se dégager et le camion en profite pour continuer sa route!
Nous nous arrêtons dès que possible pour voir les conséquences du bruit  entendu et c'est le ouf de soulagement ,
à part le rétroviseur gauche, notre ponpon n'est pas égratigné.

Dans ce désert de pierres, on est surpris de voir un point vert, quelques cultures. Un point d'eau et c'est la vie qui s'installe.
Puis c'est l'altiplano avec ses herbes folles et ses troupeaux de vigognes et d'alpagas.
On les retrouve avec plaisir, ils nous manquaient!

                                 vigognes                                                      et                                          alpagas.
Sur cette route éprouvante en voiture, nous croisons deux jeunes cyclistes de la Drôme qui viennent de Cuzco, puis deux tandems
avec une famille de deux enfants qui commencent leur tour du monde par Nazca/Cuzco. Ils  ont très soif, il faut dire que ça monte bien raide! Chapeau bas!

Les montagnes arides ont laissé la place aux lagunes et les paysages sont de toute beauté.

Dans ce paysage royal mais aride, les rares villages traversés sont pauvres avec un grand P.

Vers 17 heures, nous nous arrêtons dans l'un de ces villages pour le bivouac du soir mais ponpon suscite tellement de curiosité
de la part des enfants et villageois que nous devons repartir.
La nuit nous surprend à 4400 mètres. Nous ferons vite connaissance avec le mal des montagnes qui ne nous lâchera pas
de toute la nuit.
Ponpon a bien du mal à repartir le lendemain matin, il faut dire que le thermomètre est descendu au dessous de zéro dans la nuit.
S'il est un regard que nous n'oublierons pas, c'est bien celui de cette petite fille sans veste qui tient timidement son bonnet de laine
dans le froid matinal de 7 heures en nous regardant.....
Descendre dans la vallée à une altitude plus modérée est un vrai soulagement et nous apprécions de la longer pendant de
nombreux kilomètres.
 
Le temps est magnifique et le paysage grandiose.

 Un rio de couleur vert émeraude serpente,  des zones bénéficient d'un micro climat  propice aux cultures de papayes, bananes etc..

Entre Nazca et Cusco.

 Cuzco (du 25 au 28 Juillet) 368.000 habitants
Située à 3400 mètres d'altitude, c'est la capitale de l'empire Inca, autrement dit le nombril du monde car Cuzco veut dire nombril en langue quechua.

Son emblème est le condor.

Elle se love dans une vallée verdoyante entourée de montagnes.

Située dans une vallée, Cuzco s'étale sur les montagnes environnantes.
Les maisons construites en adobe avec des tuiles grimpent sur les flancs des montagnes.
Dans le centre, les maisons sont de style colonial. Les conquistadors espagnols n'ont eu de cesse de démolir cette ville qui représentait le pouvoir des Incas mais, ils ont reconstruit les palais et les monuments sur les fondations Incas.

 
Les portes ont été conservées.

L'architecture est de style colonial . 

Dans le quartier San Blas, des pans de murs entiers sont d'origine Inca.
Le quartier San Blas est  le plus vieux quartier de Cuzco, les boutiques d'artisanat et les galeries de peinture sont installées dans les ruelles escarpées et pavées.
Mais que serait Cuzco sans sa fameuse plaza des Armas!
 
La place des Armes avec l'imposante et magnifique cathédrale.

Dans les rues et ruelles de Cuzco.
Eglises, monastères et de nombreux musées (que nous n'avons pas tous visité) agrémentent cette ville culturelle.

Pendant notre séjour, la ville a fêté l'indépendance du pays. Nous vous faisons grâce des défilés de toutes sortes avec majorettes.
   

Petite fête de quartier ou l'on danse.        Mamie avec une petite madone devant l'église
On quitte
Cuzco sur cette image du Mercado ou nous avons aimé trainer nos pieds et nous désaltérer avec les délicieux jus de fruits
composés de fruits et carottes.

Notre impression sur cette ville:
Nous avons croisé de nombreux malheureux sur les parvis des églises et dans les rues et une grande indifférence à leur égard.
Le tourisme a fait beaucoup de mal et on voit des scènes pathétiques:
Des femmes et des enfants  habillés ou plutôt déguisés avec le costume traditionnel, accompagnés d'un lama, qui posent pour
la photo moyennant une pièce de monnaie!
Un homme déguisé en grand chef indien posait aussi pour la photo!
L'anglais petit nègre a remplacé l'espagnol, les dollars ont remplacé les sols.
Cuzco a vendu son âme..........

Tout en haut de Cuzco, se trouve le site de Sacsayhuaman
Ce monument construit tout en haut de la ville serait une forteresse mais aussi un temple de prières et de sacrifices.
Il a fallu des milliers d'hommes qui se sont relayés pendant plus de cinquante ans pour extraire de la carrière voisine ces
énormes blocs dont certains pèsent plus de cent tonnes.
Les blocs ont été modelés avec des marteaux extrêmement durs, pour être ensuite polis avec du sable, de l'eau, de l'argile
et des pierres plates.
Les blocs s'emboîtent avec une telle perfection qu'il serait impossible de passer une feuille de papier entre eux.
Sa destruction a commencé en 1537 à l'arrivée des espagnols et le site fût démantelé en 1559 pour construire la cathédrale
de Cuzco avec ses blocs.

Une vue du site                                                                        et de ses pittoresques toboggans.

Et maintenant, en route pour la vallée sacrée...
On ne peut pas partir dans cette fameuse vallée sacrée sans dire un mot sur les origines de la civilisation Inca!
Le Dieu Viracocha est à l'origine de la civilisation Inca.
C'est lui qui a fait naître les premiers êtres vivants à l'endroit du lac Titicaca. Ces êtres vivants se sont transformés en montagnes qui sont des divinités protectrices pour les Incas.
Inti, le dieu du soleil est sorti du rocher d'une île du lac Titicaca et la lune s'est couchée sur un autre rocher.
L'inca souverain est le représentant sur terre du dieu du soleil Inti.
De nombreux temples sont consacrés à Inti avec des prêtres à leur service.
Les vierges du soleil, les jeunes filles enlevées à leur famille, deviennent soit des concubines de l'empereur, des employées, ou se consacre au dieu en étant cloîtrées dans les temples.
Les Incas accordent beaucoup d'importance aux dieux de la lune et du soleil, ils leur sacrifient des lamas mais aussi des enfants.

Les Incas arrivèrent à Cuzco qui était alors occupée, il s'en suivit 24 années de guerre pour chasser les habitants.
En 1480, l'empire Inca s'impose, il comprend l'Equateur, tout le Pérou, une partie de la Bolivie et une grande moitié du Chili.
Le règne des Incas est court, il s'achève en 1572.
Le premier souverain fût Manco Capas et le dernier Tupac Amaru.
Juste avant sa mort, le souverain désigne son successeur parmi sa descendance. Cela a engendré des guerres fratricides
qui ont affaiblie le royaume et qui causeront sa perte à l'arrivée des Espagnols vers 1500.

La vallée sacrée des Incas (du 26 juillet au 4 Août)
Elle s'étend sur une centaine de kilomètres et suit la rivière Urubamba.
Cette route est pleine de vie, hommes et animaux travaillent dans les champs.

Vers Chinchero,
les champs labourés colorent le paysage.  

Les hommes foulent le blé avec les boeufs                               ou         les ânes.                              

Les troupeaux de moutons ou de cochons sont légion.

Outre sa vie rurale animée, Chinchero est un charmant village aux rues pavées, bordées de petites boutiques d'artisanat.

Des vestiges incas et des terrasses dominent le haut du village. Sur la placette de la cathédrale on trouve un bel artisanat de qualité. 

La belle église coloniale qui date du XVI siècle avec ses murs et son plafond recouverts de peintures.

Nous continuons notre route vers Urubamba.

Vers Urubamba.

Les femmes vendent leur artisanat.

C'est dans cette vallée que les Incas construisent leurs plus beaux temples et c'est là qu'ils se réfugient lors de l'invasion des Espagnols.
Ollantaytambo se trouve au bout de la vallée.
C'est un village typique qui a gardé son caractère avec ses rues à gros pavés, c'est aussi le dernière village avant le Machu Picchu.
Un mouvement d'humeur!
Encore une ville pourrie par le tourisme car c
'est  la dernière ville de la vallée sacrée, la route carrossable s'arrête là,
on y prend le train pour accéder au Machu Picchu.
Cette manne touristique ne profite pas à tout le monde: "notre " petite gardienne de l'hôtel ou nous avons laissé ponpon
habitait un poulailler avec ses deux enfants!
 
Nous ferons abstraction du peu d'amabilité des habitants et de la tendance des commerçants à prendre les touristes pour
des vaches à lait.


Allez oust! maintenant on grimpe à la forteresse et ça grimpe dur!
Cette forteresse surveillait le chemin du Machu Picchu.
C'est
un important ensemble archéologique à caractère astronomique, religieux, agricole et administratif qui s'étale sur 600 hectares.

Cette forteresse est composée d'une succession de terrasses qui étaient cultivées de fleurs, de plantes médicinales.
La forteresse épouse la forme du Lama, ce dernier est considéré comme le créateur des sources et des lacs.
On ne l'aurait pas trouvé tout seuls  mais avec un peu d'imagination, on le devine!
Nous avons cheminé tout au long de l'échine du lama pour nous rendre dans la tête représentée par le temple du soleil.
Le corps du lama est composé par les terrasses.
 
C'est un endroit unique au monde ou la conception du site est calculée en fonction des effets de lumière qui éclairent des éléments
bien précis en fontion des solstices d'été et d'hiver.


Ce rocher naturel représente la tête d'un homme vue de profil.
Pendant le solstice d'hiver, le 21 Juin:  la nuit, les Pléiades sont positionnées face à la tête, et quatre heures après le soleil éclaire
la même zone.
Un important système d'irrigation permettait d'alimenter les bains.
 
Le bain de la princesse                                                              Les bains purificateurs des prêtres.

Grâce aux ombres projetées par le soleil, ce calendrier solaire       Face au site, on peut voir une construction pour la conservation
permettait de connaître avec précision le temps des semailles,       des aliments, les incas étaient passés maîtres dans la façon de
des récoltes.                                                                             déshydrater les aliments.

Face au site, on peut voir une montagne bien particulière avec un visage taillé par la main de l'homme.
Ce visage a pour nom  Tunupa, il représente le pèlerin qui semble porter sur son dos une lourde charge.
Tunupa est doué d'un pouvoir surnaturel, il est le maître de la connaissance, du temps.
Il est d'un aspect sévère.

Tout en haut du site se trouve le temple du soleil qui était en cours de construction lors de l'invasion des espagnols.
Six blocs de granit rose d'un poids de 30 à 80 tonnes sont alignés côte à côte, debout.
Ces blocs ont été extraits de la montagne en face.
Il a fallu les acheminer au pied de la montagne puis traverser le rio Urubamba.
Pour mener à bien cette tache, les Incas comblaient la moitié du lit du rio Urubamba afin de détourner le courant, faisaient passer
les blocs au milieu du lit du rio, puis ils comblaient l'autre moitié pour acheminer les blocs sur l'autre rive.
Animés par une force spirituelle et physique (ou des coups de fouet!) ils tiraient encore pour monter ces blocs sur le sommet
de la montagne grâce à une rampe.
On peut remarquer entre chaque mastodonte des joints de dilatation anti sismique.  

Tout en bas: l'édifice liée au culte de l'eau.

Pour faire cette visite, nous nous sommes aidés d'un livre sur la vallée des Incas, un gardien nous voyant chercher le nez dans  notre livre nous a gentiment servi de guide.
Voila, nous sommes redescendus de "notre Lama"!
Demain à 4 heures du matin, nous partons en train pour le Machu Picchu.....

Le Machu Picchu
Un grand Coup de gueule:           
Le Machu Picchu se mérite!
Il n'est pas accessible en voiture, pour s'y rendre on prend le train ou on marche à pied.

_Une société britannique, bien inspirée, a eut l'idée lumineuse de construire une ligne de chemin de fer qui relie Ollantaytambo,
le dernier village accessible, à Aguas Calientès situé au pied du Machu Picchu.
Des politiciens Péruviens, mal inspirés ou très intéressés ont donné leur aval!
L'Orient Express a le monopole et il fait la pluie et le beau temps!
 Cette ligne est la plus chère au monde, il faut prévoir 2 US$ le kilomètre, il y a 50 Km (exemple: un aller-retour Avignon/Paris coûterait plus de 1000€)
_ Arrivés à Aguas Calientès, les restaurants et les hôtels se moquent du touriste d'un jour. D'ailleurs, c'est le village ou on ne connaît plus la monnaie locale et on pratique le dollar, nous, nous l'avons fermement refusé.
_ Le Machu Picchu se trouve à 8 kilomètres du village d'Aguas Calientès. Pour s'y rendre, on peut monter les 1700 marches en partant tôt le matin  avec sa frontale, à tâtons pour trouver le chemin et les marches dans un lieu que l'on ne connait pas,
ou on peut prendre le bus.
Seuls des bus (nous espérons qu'ils ne sont pas une filiale de l'Orient Express, mais rien n'est moins sûr!) assurent la liaison en grimpant par une piste étroite.
Leur tarif est un des plus cher au monde! 
_ Enfin il faut prendre le billet d'entrée pour le site du Machu Picchu (le billet s'achète à Aguas Calientès).
Ce billet est en hausse constante mais là, on est sûr qu'il ne va pas dans les poches de l'Orient Express alors on râle moins.
_ A propos, l'O. E. a racheté tous les bâtiments situés au pied du site (cafétéria, magasin de souvenirs et.... WC).
 

Et bien ça y est, nous y sommes au fameux Machu Picchu!

La première émotion passée, on regarde dans le détail....
Oui! c'est bien vrai que la montagne ressemble à un puma à l'échine fléchie en position d'attaque.
Oui! on distingue bien la tête d'un puma , regardez vous-même sur la photo!
 
Avant de mettre un pied dans ce fabuleux site, retournons dans le passé...
C'est le neuvième empereur Inca, Pachacutec, qui serait à l'origine de la construction en 1438 de cette cité inca, éloignée du
pouvoir central de Cuzco.
Dans cette cité qui s'élève à 2400 mètres d'altitude vivaient 1800 personnes. 
Ce site garde toujours son mystère: était-il un centre religieux? résidence d'un empereur? ou autre?
En tout cas, ce qui est sûr c'est que Machu Picchu fixait l'espace final de la vallée sacrée ou sinue, tel un serpent, le rio Vilcanota.

Et qui est à l'origine de sa découverte?
Il était déjà connu à la fin du XVIII siècle par des fermiers et deux cartographes allemand et américain mais c'est Hiram Bingham, archéologue américain qui le révélera au monde le 24/07/1911.
Il dormait depuis plus de 300 ans, enseveli sous une épaisse forêt tropicale. Quelle chance que les espagnols, qui connaissaient
l'existence de ce site, se soient désintéressés de lui!
Dans le choix de l'emplacement, dans l'élaboration de la construction, rien n'est laissé au hasard.
Tout d'abord, dans le choix de l'emplacement: la montagne qui représente le puma est le Wayna Picchu,
à côté on peut voir trois proéminences qui représentent un condor avec des ailes déployées et au centre la tête.
Enfin, le Machu Picchu et le Wayna Picchu forment un couple divin et le rio Vilcanota qui serpente autour ressemble à un serpent.
Voilà, tout y est: le Puma  (dieu de la guerre), le condor qui s'élève dans le ciel et représente le pouvoir et le serpent qui symbolise la terre, la fertilité.
Enfin, le saurien volant était souvent représenté dans les civilisations andines, or, l'ensemble de l'édification des constructions représente un saurien volant mythique.

Nous avons hâte de commencer la visite...
 Nous arrivons par le quartier des agriculteurs. Les terrasses  grimpent jusqu'au sommet. On y cultivait des fruits, des fleurs,
des plantes médicinales, le tout avec un système d'irrigation aménagé très savamment. Les eaux de pluie, également, étaient canalisées.
Lorsque l'on sait qu'il a fallu amener la terre arable de la plaine sur ces terrasses, on imagine le travail de romain ou plutôt d' Inca
que cela a représenté!

Nos pas nous amènent dans la rue de la fontaine avec une succession de bains qui se déversent les uns dans les autres jusqu'en bas du site. 
 
Un bain avec son arrivée d'eau.                     non loin,         l'oeil du condor ou le sang des victimes s'écoulait pout nourrir la terre.                              
Nous passons dans la maison des femmes élues, celles qui tissent, cuisinent, stockent les aliments.La maison des femmes se situe dans "l'estomac" du saurien.
La queue du saurien était réservée au culte des morts.
Montons plus haut....
L'ensemble des constructions du haut représente le Puma. Cette zone est dédiée aux activités du gouvernement.
Les terrasses sont construites au bord de l'abîme. La tête dressée du puma est le symbole du pouvoir. C'est là aussi que se trouve l'observatoire solaire.
Dans la partie du dos, on distingue deux constructions: l'une appelée temple principal, l'autre temple aux trois fenêtres.

L'observatoire.                                                                          Le temple aux trois fenêtres.

Au sommet des terrasses une construction domine l'ensemble.      La fameuse pierre à 32 angles sur les trois faces.

Une vue du haut: le Puma et sur la gauche le condor aux ailes déployées.

                                                                                              Une vue de l'environnement époustouflant.

Machu Picchu est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco mais aussi, hélas, sur la liste des sites en péril.
Il reçoit 450 000 visiteurs par an, il n'en faudrait que 800 pour préserver son équilibre.
Un autre site, Choquequirau, pourrait ouvrir ses portes et désengorger Machu Picchu.
Choquequirau à été découvert en 1986. Depuis 2004, des fouilles ont été entreprises par les archéologues français.
Suite à un accord pris à Lima, la France a effacé la dette du Pérou à condition que ce dernier finance une partie des travaux
à Choquequirau.

C'est sans équivoque: le Machu Pichu fait bien partie des sept merveilles du monde. 
On ne peut pas oublier un tel site !

Un mot sur le village d'Aguas Calientès.
Un village qui a la particularité d'être construit au fond d'une vallée traversée par une rivière tumultueuse.
Seul, le train est un moyen de communication. Il arrive d'ailleurs directement dans la rue de la petite ville.
Pas de véhicules dans cette ville.
La rue principale quand à elle, monte bien raide, elle est bordée de restaurants et d'hôtels.
Afin d'obtenir des prix moins exorbitants pour le trajet en train, nous avons passé deux jours à Aguas Calientès.
Deux jours que nous n'avons pas regretté car  nous avons fait la connaissance de Patrick, un français qui tient sans conteste
le meilleur restaurant du Pérou.( restaurant Indi Félix)
Goûter de la cuisine française raffinée dans un restaurant perdu au fin fond d'une vallée isolée était assez inattendu et nous
avons beaucoup apprécié!

La vallée sacrée nous réserve encore bien des surprise..............cliquez pour connaitre LA SUITE de la Vallée sacrée