Le désert de l'Atacama

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La québrada de Humahuaca


Nous sommes allés sur la lune..........
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La mine de Chuquicamata





Le désert de l'Atacama (du 24 au 28 Mai 2010)
Coincé entre la cordillère des Andes et l'océan Pacifique, il occupe le nord du pays.
Nous, on s'imaginait un immense désert de sable avec des dunes de sable fin doré..................nada!!
Ce n'est pas cela du tout!
Il est tour à tour une étendue rocheuse formée de couches successives de roches saillantes,
une terre sablonneuse grisâtre mêlée à de petits cailloux,
un paysage tourmenté de roches volcaniques noires, de collines crevassées,
il devient nuage de poussière lorsque le vent arrache la terre sablonneuse au sol,
il se transforme en montagne de sable et se jette dans la mer,
et il est tellement encore, il surprend, il étonne, il émerveille...............
Lorsque
  le soleil et les nuages jouent à cache-cache, on assiste à de véritables mirages:
au loin, est ce la mer, cette étendue blanche, bleue et verte?
Non, ce n'est pas la mer....................c'est le sel, le vert des arbres de l'oasis,et le bleu du ciel qui se confondent.
Que c'est beau!


Il ne pleut jamais, rien n'y pousse, sauf par endroits, des cactées qui forment des boules hérissées de piquants, au ras du sol.
C'est une gigantesque réserve de cuivre, de lithium.


 Au loin, le sel, les arbres de l'oasis de San Pédro de Atacama.


Le soir ,au soleil couchant, des lignes longitudinales de couleur miel zèbrent l'horizon.


Un des paysages que le désert sait composer pour charmer! 
 
Le regard se perd dans cet infini, nous sommes si petits, des microns parmi ces éléments.
Au loin, la chaîne des Andes est toujours présente, selon la saison le sommet des montagnes est tout blanc de neige.
Les cônes parfaits des volcans se dressent eux aussi, bien rangés au milieu des collines.
A part le souffle du vent qui murmure, rien ne bouge, tout est silence.



Le désert de l'Atacama n'a pas fini de surprendre:
là ou on ne s'y attend le moins, voilà une rivière d'eau douce qui serpente entre une faille, et c'est la vie qui
explose et prend sa revanche.
Puis, perdue au milieu d'un environnement des plus hostiles, c'est une lagune peuplée de gracieux flamants roses.
Dans cet univers tout chamboulé par les éruptions volcaniques, les geysers soufflent leurs fumerolles à travers le sol.
Une eau chaude des plus bienfaisante s'écoule dans la québrada et alimente les piscines naturelles des thermes de Puritama.

Le désert de l'Atacama s'apprivoise petit à petit, cela demande un peu de temps, mais ici, le temps est relatif.
Partons sans plus attendre à la rencontre des différentes facettes du désert de l'Atacama.
 
San Pédro de Atacama 4970 habitants, un village situé à 2400 mètres d'altitude perdu dans une oasis en plein désert.
L'arrivée dans San Pédro de Atacama se fait par une route rectiligne qui descend de 4600m à 2400m d'altitude en une quarantaine de kilomètres à peine.
Le village est particulier, il est construit en adobe (briques de terre et de paille cuites au soleil).
Les bâtiments sont bas avec une porte et une petite fenêtre. Le toit est en terre et paille.
Les blanches maisons sont accolées les unes aux autres pour former des rues rectilignes que l'on parcourt sur la terre battue.
Le coeur du village c'est la rue Caracolès et une jolie place toute blanche, ombragée, qui invite le voyageur à se reposer sur les
bancs qui la bordent.
Sur cette place, la petite église blanche elle aussi, avec ses murs et son toit en adobe vous charme dès l'arrivée.


La ville de San Pedro de Atacama, une oasis dans le désert, entourée de montagnes et des volcans Licancabur et Lascar. 

Sur la place centrale                                                                  dans la rue principale

La charmante église de San Pédro construite en adobe, le toit est en bois de caroubiers, la charpente en bois de cactus; les lanières de cuir de lama remplacent les clous.                                              
 
 San Pédro de Atacama a su bien vite récupérer la manne touristique, la rue Caracolès n'est qu'une succession de boutiques
d'agence de voyage, de restaurants, de magasins de souvenirs.
Nous, nous avons fermé les yeux et nous avons essayé de nous imaginer le San Pédro d'hier......
Puis, lorsque l'on ouvre les yeux et que l'on sort du centro, c'est un autre San Pédro que l'on voit.
Celui ou vivent les gens et celui-ci est bien différent mais nous n'avons pas vu de misère.
Que sera le San Pédro de demain après la fin de la construction en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie au monde?

San Pédro de Atacama c'est aussi le berceau de la culture Atacamène.
 Pour la comprendre il nous faut faire un petit tour dans l'histoire passée.
Les indiens Atacamènes ont occupé cette région il y a 9000 ans avant Jésus Christ.
Des nomades qui se sédentarisent et cultivent les terres grâce à un système ingénieux d'irrigation.
Ils vivent dans des communautés d'habitat appelées Ayllus.
Plus tard, pour se protéger ils construisent leur habitat sur le flanc des collines et les fortifient, on les nomme les Pukaras.
En 1540, le conquistador espagnol Fransisco de Aguirre et son armée débarquent  et déciment la population.
La bataille la plus tragique eut lieu dans la forteresse de Quitor ou le conquistador fît égorger 300 indiens.


La Pukara de Quitor.                                        A Tulor,le plus ancien lieu d'habitat (2800 ans avant J.C.) reconstruit en exemple.


Lorsque San Pédro de Atacama s'embrase.......

Et maintenant, en route pour le salar!
Nous traversons un paysage désertique de pierres et de sable grossier.
Sur le passage, la petite oasis de Tombillo ou poussent quelques arbres épineux essentiellement.
Puis le village de Toconao à 2600 mètres ou vivent 500 habitants.

Une petite église du XVII siècle                                                  avec sa toiture en bois de cactus, recouverte de paille.

Une rivière d'eau douce qui dévale les montagnes, associée à un micro climat a favorisé la culture des arbres fruitiers dans la québrada de Jere.

La rivière d'eau douce à Toconaco.

En poursuivant notre route, nous arrivons au salar d'Atacama.
Il est situé à une altitude de 2300mètres et a une superficie de 320.000 ha.
Le salar de l'Atacama est un des plus grands gisements de lithium du monde.
Ce n'est pas la blancheur des Salinas Grandes...........
Ce paysage est complètement nouveau pour nous et nous surprend.
Il est couleur terre, on a l'impression d'un immense champ qui s'étend à perte de vue, labouré avec des grosses mottes.
En y regardant de plus prés, ces mottes sont en fait du sel séché avec de la terre sablonneuse amenée par le vent.
Elles sont lourdes et dures, on peut  construire de solides murs avec ces mottes.

 
En route pour le salar....

La route traverse un paysage désertique.

un paysage accompagné de montagnes.


Puis, le salar fait son apparition, il est hérissé de " mottes" ou l'on ne peut pas marcher.


 La lagune de chaxa est nichée au creux du salar, elle est devenue le lieu de prédilection et de nidification des flamants roses.
On trouve trois sortes de flamants: les flamants des Andes, du Chili, de James.
Ils nous rappellent la Camargue......on ne se lasse pas de les admirer.

Les geysers de Tatio se trouvent à une centaine de kilomètres de San Pédro de Atacama à une hauteur de 4320 mètres.
La route est en fait une piste, jolie au début mais qui devient vite très difficile.
D'un commun accord, nous décidons d'éviter ce calvaire à notre monture.
De nombreuses agences proposent de faire le circuit en partant tôt le matin pour être sur place à la levée du jour et profiter
de la vue des fumerolles qui s'échappent des geysers.
Devinez qui n'a pas voulu se lever à 4 heures du matin?
Néanmoins, nous empruntons la belle piste qui arrive aux thermes de Puritama.
Le paysage est grandiose, tout est douceur: les montagnes aux formes arrondies, les couleurs tendres qui les enveloppent.
Nous faisons une belle promenade au fond du canyon, accompagnés par une bergère, ses chèvres et moutons et son âne.
Une source d'eau thermale bien agréable serpente le long du canyon au milieu des roseaux.
Plus haut, des petites piscines naturelles bienfaitrices ont été aménagées.

Les cactées au ras du sol, seule végétation sur les montagnes.       Dans le canyon, chèvres et moutons s'abreuvent.

La bergère et son âne.                                                               au bout du chemin.....................les thermes!

La vallée de la lune
Elle se niche au creux de la Cordillère de la Sal.
Elle porte bien son nom!
Nous voilà transportés.................sur la lune!!
On évolue à travers un paysage sculpté par le vent avec des formations toutes plus surprenantes les unes que les autres.
Quelquefois, on a l'impression d'évoluer dans un immense château de sable recouvert de pattés de sable en forme de seaux renversés. Le sable fin et doré est bien présent et forme de majestueuses dunes  .
 Munis de nos lampes frontales, nous nous engageons dans une grotte avec un groupe de jeunes Français bien sympathiques et un
chien qui a adopté le groupe.
Une partie du parcours s'effectue à quatre pattes mais la surprise au bout est de taille!
nous voilà..................sur la lune!!
Ce parcours à pied, en voiture, est un réel enchantement. Il se termine sur le sommet d'une montagne ou tous les gens se sont réunis pour attendre le coucher du soleil.
Il viendra clore une journée bien riche en émotion.



Les roches surprenantes.                                                           A la sortie de la gotte, une joyeuse compagnie..

Toujours des paysages surprenants, notre compagnon d'adoption suivra jusqu'au bout.

en route....

Le soleil inonde de ses rayons les roches qui prennent une teinte rouge.



Puis il se couche en embrasant toute la vallée.

Le lendemain, nous empruntons la route qui traverse la vallée de la Muerte son nom vient d'une déformation de Mars
à laquelle elle ressemble!

Des formations sous toutes les formes de terre agglomérée et séchée de couleur rouge.
On peut se promener dans la Garganta del Diablo, c'est un véritable plaisir.   

Encore un panorama à couper le souffle!


Dans la garganta del Diablo.                                                       Une vue de la route qui passe dans la vallée de la Muerte.

Avis aux amateurs de snowboard!


Et maintenant en route pour la plus grande mine de cuivre au monde..............la mine de chuquicamata