Les Galapagos
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Les Galapagos (du 4 au 8 Juillet 2010)
Les galapagos, ce mot tinte comme un son magique.
De leur  vrai nom: archipel de Colon, on leur a préféré celui de galapagos, nom qui a été donné par les tortues
(galapagos en espagnol).
L'archipel des Galapagos est situé à 1000 kilomètres des côtes Equatoriennes.
D'origine volcanique, il est composé de 19 îles et 43 îlots qui s'étendent sur 8006 Km2.
Découvertes par hasard par le dominicainTomas de Berlanga, quatrième évêque de Panama en 1535, ces îles servaient de
refuge aux naufragés, aux pirates, boucaniers et baleiniers qui voyaient là un bon garde manger!
En 1832, elles sont indexées par l'Equateur.
C'est en 1835 que Charles Darwin passe 6 semaines sur les îles, il écrira vingt-quatre ans plus tard la théorie sur " l'évolution
des espèces". 
De par leur caractère unique au monde, elles sont les premières à être inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco
en 1978.
En 1986 est créée la " réserve des ressources  marines des galapagos".

On pense que les insectes arrivèrent poussés par les vents sur des morceaux de bois et les animaux marins par la mer.  
Ce qui est exceptionnel sur ces îles, c'est que la faune est intacte depuis des millénaires puisque la population humaine
des îles ne date que du XIX siècle.
L'évolution s'est faite par la sélection naturelle, les espèces se sont adaptées ou ont disparu.


Après deux bonnes heures de vol, nous arrivons à Balta, une petite île désertique située au nord de Santa Cruz.
Nous sommes pris en charge par Enrico qui sera notre guide pendant le séjour.
Nous prenons un bac pour traverser le canal, les lions de mer nous saluent au passage, ils se sont installés sur la plate forme
du phare, d'autres font des arabesques autour du bateau.
Il reste 42 kilomètres à parcourir pour rejoindre Puerto Ayara, la principale ville de Santa Cruz, et nous prenons un taxi
pour effectuer ce parcours.
La route est rectiligne avec des petites montagnes russes, le paysage change aussitôt, l'aridité fait place à l'exubérance.
Des bananiers, papayers, une multitude d'autres arbres et végétaux.
En été, pendant les mois de décembre et Janvier, il pleut beaucoup;  fin mai à fin décembre, c'est la saison sèche ou saison
du guara. La brume alterne avec le soleil, le temps est très changeant.

L'île de Santa Cruz est la plus peuplée des galapagos avec ses 6140 habitants.
Nous arrivons à Puerto Ayora, un charmant village tranquille, les bateaux sont amarrés dans le port.
Des tanguas, petits bateaux taxi amènent les gens à leur "hôtel flottant", le notre s'appelle "Amigo".
Un groupe de treize personnes composé d'Américains pour la plupart, de quatre Suisses Allemands et nous deux prend ses marques à bord. Pendant quatre jours nous cohabiterons ensemble accompagnés de Enrico notre guide.
 
A Puerto Ayora, un bateau taxi nous amène sur le bateau "Amigo".

A Puerto Ayora, nous visitons la fondation Charles Darwin dont la mission est d'assister et de protéger les espèces menacées.
Les tortues géantes centenaires comptent parmi les espèces menacées, les oeufs sont prélevés puis incubés.
On peut voir des tortues de tous les âges, au bout de quelques années, les petites tortues seront relâchées dans la nature.

Des passerelles nous permettent de les observer de très près.

La star est Lonésome Georges trouvée en 1971. Georges a plus de 90 ans et c'est le dernier survivant de la sous-espèces de l'île Pinta. Les pirates ont contribué à l'extinction des tortues. Lorsque l'on sait qu'une tortue peut vivre six mois sans boire ni manger, voila un bon garde manger à embarquer sur les navires! Quant à notre star, malgré la présence de deux femelles qui se rapprochent de sa race, Georges n'a aucun appétit sexuel!
Les tortues se nourrissent de petites pommes sauvages qui abondent sur l'île ou même de feuilles de cactus.

 
Les iguanes terrestres sont aussi menacés, surtout par les chiens.Les gardes du parc ont beaucoup de difficultés pour les protéger.


"L'Amigo" navigue pendant la nuit, il ira comme cela d'île en île.
Les traversées ne se font pas dans des eaux calmes, elles sont souvent accompagnées d'un bon roulis et de tangage.
Après un mois de traversée sur le cargo Grimaldi on est aguerri et les médicaments nous évitent le mal de mer.
Au petit matin du deuxième jour, nous avons le plaisir de débarquer à Floréana. 
Floréana est une île qui est devenue tristement célèbre par les disparitions mystérieuses qui ont eu lieu dans les années 1930.
A cette époque, l'île est habitée par les Ritter, un couple Allemand, puis quelques années plus tard, en 1931, c'est la famille Wittmer qui s'installe, mais bientôt l'arrivée de la baronne Wagner viendra troubler la vie calme de l'île.
Il faut dire que la baronne Wagner était accompagnée de ses trois amants!
Il s'en suivra des morts en série et des disparitions qui ne seront jamais expliquées.
Aujourd'hui, les descendants Wittmer habitent sur l'île qui compte actuellement 70 habitants.
Cette île volcanique alterne les rochers de couleur noire et les plages de sable blanc.
Ces plages sont des lieux de prédilection pour les tortues géantes qui viennent pondre leurs oeufs dans le sable blanc.
 
Un nid de tortue géante au bord de la plage de sable blanc.

Toujours aussi dolents, les lions de mer se prélassent sur les rochers ou sur le sable chaud.
 
Floréana n'est pas une île toute plate, des dômes ronds de diverses tailles, ajoutent aussi leur charme au paysage.
Ces dômes ou petites collines sont parsemés d'arbres dénudés, nous les avons cru morts, mais non, nous sommes en période sèche, donc en hiver et les arbres ont perdu leurs feuilles. Par contre, ces arbres, les Pédro sento ont la particularité d'avoir une sève très recherchée pour son odeur d'encens.

Le bleu intense de la couleur du ciel, le sable blanc, l'eau turquoise, donnent à cette île un air de paradis.
 

Nous quittons ce lieu magique........
 
Mais avant, il est une tradition qui remonte aux années 1700, tradition qui veut que l'on poste son courrier sans timbre dans cette boîte.
Dans ce post office, il y a effectivement de nombreuses cartes postales, il est de coutume que le voyageur qui passe prenne la carte de son pays ou d'un autre pays et qu'il aille la remettre lui même à son destinataire.
Nous avons pris une carte postale destinée à des personnes qui habitent à Nice, bien sur, il faudra quelques mois avant que nous la remettions à leur destinataire!

L'Amigo , au repos pendant la journée, naviguera toute la nuit pour jeter l'ancre au petit matin sur une autre île...... Espanola.
La côte est déchiquetée, bordée de roches volcaniques de couleur noire.
Des criques de sable blanc à la texture de la farine, sont le lieu de prédilection des lions de mer.
Les iguanes marins, quant à eux, préfèrent les rochers ou ils s'entassent pèle mêle pour se dorer à la chaleur du soleil.
S'il est un paradis sur terre, il est là....
En tout cas, c'est le paradis des oiseaux.

Le fou à pattes bleues qui charme la femelle.

Bientôt de ces oeufs couvés avec attention, naîtra un joli poussin blanc.
Un sentier a été aménagé pour ne pas gêner tout ce petit monde. Mais, il arrive souvent qu'une mère lion de mer et son bébé s'y installent ou qu'un fou à pattes bleues décide que son nid sera au milieu du sentier.
Ce qui est exceptionnel aux galapagos, c'est de voir toutes ces espèces endémiques d'animaux qui n'ont aucune crainte de l'homme.
Ils ne sont pas craintifs puisqu'ils ne connaissent pas de prédateurs.

Le fou à pattes rouges

On ne connait pas le nom de tous....

L'albatros avec ses 2 m20 d'envergure. 

C'est le seul endroit au monde ou il niche.
 

Les rochers sont blanchis par le guano produit par les nombreux oiseaux.

Une vue de leur habitat.

Une des particularités du lieu: l'eau s'engouffre dans les rochers pour ressortir sous la forme de geyser.

La journée du 6 Juillet restera dans notre mémoire comme une journée exceptionnelle.
Les mots semblent bien plats pour décrire la pureté de la nature, la richesse de la faune et l'émotion ressentie à leur contact.
Nous marchons sur la pointe des pieds avec la sensation d'avoir une chance inouïe de pouvoir évoluer au milieu de cette nature
à la faune si riche, si diversifiée.
Une faune qui ne bouge pas à notre approche et qui nous accepte sans aucune crainte, nous les humains.
Nous avons cheminé longuement le long des roches noires volcaniques en nous extasiant sur le nombre d'oiseaux différents
qui habitent les lieux.


Nous avons cheminé aussi le long de la plage de sable blanc, fin comme de la farine, déambulant entre les otaries et lions de mer bien dolents.

Certains semblent s'être roulés dans la farine...

Un moment de rêve...



 
Il est bien difficile de quitter ces lieux, nous serions restés des heures et des heures à regarder les lions de mer évoluer dans l'eau,
ils ont l'air si heureux.

                                                                                           suite des  Galapagos N°2