Les Rocheuses
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Du 4 au 18 Juin 2012

Sans crier gare, la chaîne des Rocheuses dresse ses pics enneigés face à nous.
La première vision est toujours inoubliable, nous nous arrêtons maintes et maintes fois.
Sorties de terre il y a près de 60 millions d'années, elles font penser aux Alpes.
Depuis un million d'années, elles sont restées intactes, l'homme ne les a pas exploité.


Entrée dans les Rocheuses.


Canmore (17.000 habitants)
Première ville de montagne avant l'entrée dans le Parc des Rocheuses.
Située à une centaine de kilomètres de Calgary,
Canmore s'est développée grâce aux jeux Olympiques de 1988.
Les montagnes, notamment les Tree Sisters, entourent la ville et cerise sur le gâteau, la rivière  Bow se prélasse dans la ville.



Une ville qui a peut-être poussé  vite et n'a pas pu maîtriser les choses.

Canmore a su rester simple et chaleureuse.







Les trois soeurs

Pour le bivouac du soir, ponpon s'installera dans la forêt, sur un Parking au départ des randonnées.
Après plusieurs jours passés à rouler, il nous démange de faire une randonnée.
Les panneaux d'avertissement sur la conduite à tenir en cas de rencontre avec un ours ne nous rassurent pas.
Certaines personnes sont munies de grelots qui tintent à chaque pas, Jacques préfèrera  siffler tout au long du parcours.

le tour du lac est un plaisir.


La sortie de la ville de Canmore est aussi l'entrée du Parc National de Banff dans les Rocheuses.
Pour y accéder, on acquitte un droit d'entrée renouvelable chaque jour.
Trente kilomètres après, la ville de Banff nous accueille.

Banff s'est développée au XX ° siècle grâce à la découverte de ses eaux sulfureuses.

D'une architecture bien ordonnée, Banff est une station de montagne chic.


Sa coquetterie et sa beauté lui valent la visite de 3 millions de touristes chaque année.

Les montagnes lui  font un joli décor.
 Les Wapitis n'hésitent pas à venir  brouter l'herbe le long de la rivière ou dans les pelouses.
 
La belle  rivière Bow s'est fardée de couleur verte pour en rajouter encore un peu plus.

La rivière Bow  à Banff

Les alentours de Banff ne sont pas en reste, nous ferons une halte au lac Jonhson .

Nous en ferons le tour à pied , enchantés des ravissants paysages qu'il nous offre.
   
Le lac Jonhson.









Encore un de ses moments magiques  ou le soleil qui joue à cache cache transforme le paysage. Il l'embellit encore un peu plus
et nous en met plein la vue.

Après le lac Jonhson, nous partons à la découvete du lac Minnewanka.


Le lac Minnewanka, appelé aussi "le lac des Esprits de l'eau ".

 

Ponpon a roulé autour de la partie accessible du lac, il a musardé pour profiter de la beauté des lieux, s'est  arrêté maintes fois pour les photos. 

Une petite dernière avant de découvrir d'autres lacs merveilleux.
Le lac Jonhson et le lac Minnewanka sont situés à proximité de la ville de Banff.
Il est temps de quitter Banff la pimpante , Lake Louise nous attend !
Pour y accéder, nous laissons la transcanadienne pour la Highway A1, une route plus intime et propice à la rencontre d'animaux.
N'oublions pas que nous sommes "chez eux", pour cette raison, la route est parfois fermée à la circulation pour assurer leur protection et leur tranquillité.
Lors de notre passage, seul un Wapiti s'est laissé surprendre au loin, en train de brouter.

Le village de Lake Louise est en fait un petit carrefour d'approvisionnement en carburant et en nourriture.
Il n'y a pas d'habitation , seulement deux campings.
Nous rencontrons presque essentiellement des campings-cars, c'est le moyen idéal pour voyager dans les parcs.
 

 
Wapiti sur la Highway A1.

Le lac Louise est situé à 1731 mètres.
En Août 1882, Tom Wilson, employé du trancanadian Pacifique, fut le premier non résident à apercevoir le lac.
Un indien, Edwin Hunter, habitant des lieux, le conduisit au lac des petits poissons.
Tel était le nom du lac  car il n'y avait que des petits poissons.
Les responsables du parc essaient de maintenir un équilibre en laissant la nature s'exprimer. L'homme n'intervient plus, notamment en amenant d'autres poissons plus gros.
 
Le lac est alimenté par les eaux de fonte des neiges qui s'écoulent des six glaciers, au bout de la vallée.
L'eau est donc froide, elle atteindt moins de 10 ° en été , elle est gelée de Novembre à Juin.
La couche de glace peut mesurer 1 mètre de profondeur.


Le lac a 70 mètres de profondeur.
Pourquoi une telle couleur?
Elle est dûe aux glaciers qui broient la roche en dessous et la pulvérisent pour en faire une fine poudre que l'on appelle farine de roche. Les eaux de fonte entraînent cette poudre dans le lac. L'eau vaseuse qui en résulte absorbe toutes les couleurs de la lumière qui y pénêtre, sauf le turquoise et le bleu éclatant  qui reflètent de la surface de l'eau .


Au coeur le l'été, des filets d'eau de couleur blanchâtre jettent de la nouvelle farine de roche dans le lac.
Sous l'effet de la densification des particules en suspension, l'eau du lac passe du bleu au vert.

Face au lac Louise, un hôtel immense borde le lac, construit dans les années 1800, il a été agrandi par la suite pour devenir énorme, on l'appelle le château (nous n'avons pas voulu faire de poto du "chateau"!)

Après le lac Louise, ponpon prend la route de montagne qui l'amène au lac Moraine.
Il pleut pendant notre visite mais la couleur turquoise est restée vive.
Quelle surprise en arrivant !
Le lac vient juste de dégeler, il y a encore de la neige sur le pourtour et pour en faire le tour, ou presque, nous cheminons dans la neige.


Nous le prendrons en photo à travers chaque arbre,                     du haut d'un promontoire.
 
C'est un lac de montagne comme le lac Louise, il est bordé d'édifices rocheux imposants, un peu cachés par les nuages mais qui se laissent deviner. D'ou le nom de " la vallée des dix pics".


Sa couleur émeraude, son côté sauvage nous ont séduits.


Il est entouré par des falaises immenses.                                     Une forêt de sapins borde ses côtés.

Après cette journée, riche en émotion, ponpon fait un crochet par le Parc Yoho situé à une trentaine de kilomètres à peine.
Nous passerons la nuit dans un camping du parc pour être sur place le lendemain et profiter du soleil qui va certainement faire son apparition.
  
Et bien non, c'est la pluie, mais on est bien équipé maintenant!!    La rivière qui draîne des eaux couleur émeraude.

Nous sommes dans la vallée du cheval-qui-rue.
Les noms donnés par les Indiens sont très expressifs et significatifs.
La rivière du cheval-qui-rue correspond tout à fait à ce torrent furieux qui entraine avec lui du sable et du calcaire.
Il n'en faut pas plus pour éroder les roches et nous faire des fantaisies.

 
comme ce pont creusé naturellement par l'érosion.

Tout cela nous amène tout droit au Lac Emerald.
Oui, encore un, mais quel lac!! Comment ne pas avoir la boulimie des lacs!

On l'a trouvé divin aussi, armés de nos K-Ways et parapluie, on en a fait le tour à pied.


Sa couleur change selon l'humeur du temps.

Nous avons eu droit au lac presque que pour nous.!

Après cette petite escapade dans le parc de Yoho, revenons à nos Rocheuses de Banff.
Ce soir, ponpon s'arrête dans un camping rustique au milieu de la forêt.
Il y plein d'emplacements, (forcément on est seuls) que l'on ne sait lequel choisir.
Celui-ci, non celui là, il semble plus plat..... ce sera finalement le bon.
Et en reculant....... Plaf , dans un arbre !!
Ponpon y laissera un feu arrière, écrasé comme une crèpe.
Le voilà déjà borgne d'un oeil et le voyage qui ne fait que commencer!

Au petit matin, ponpon a une visite inattendue. Un bel ours noir vient se frotter contre lui et cherche à rentrer à l'intérieur.
Il renifle, surtout du côté de la porte ou se trouve la poubelle.
Bien sur, nous ne répondons pas à sa demande. Quant à la nourriture, elle lui est strictement interdite et cela se comprend!
Encore endormis, nous le regardons, il gratte la porte,
fait tout le tour du ponpon, se frotte sur la roue puis il s'éloigne.......
M..... et la photo alors?  mais ou est donc passé ce satané appareil photo ?

Ouf! il était temps, on a failli le rater!

Voilà une bien belle journée qui commence, le ciel est bleu, enfin presque, mais nous le voyons bleu.
Nous levons l'encre sans plus attendre, il n'y a pas un instant à perdre, il faut en profiter.
La conversation va bon train dans ponpon:  j'aurai dû le filmer cet ours, il pesait au moins 100 kg, c'était une mère, non un jeune ado... En tout cas, c'était notre premier ours vu de si près.
 Et, c'est la joie au coeur que nous prenons la route des glaciers, venez avec nous et cliquez sur Route des Glaciers.