Les Chutes d'Iguazu
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 Buy Buy San Pédro de Atacama  ( 22/8/ 2010)

Les volcans, bien alignés en demi cercle, nous saluent pour le départ de San Pédro de Atacama.
Tiens, nous n'avions pas remarqué que certains volcans étaient bien actifs , des fumerolles s'échappent du cône.
Allez ponpon, une bonne grimpette nous attend!
Il est en forme ponpon et il attaque le Paso de Jama avec entrain,  nous sommes heureux de refaire ce parcours en sens inverse.
Bien vite les montagnes se tapissent d'herbes folles qui commencent à pousser et nous offrent leur couleur mordorée.
Sur notre gauche, la chaine des Andes, plus massive, nous sépare de la Bolivie et on apperçoit la laguna Blanca de la route.


 
On savoure les paysages au petit matin. 

Et si le Paso de Jama était encore plus beau du sens San Pédro, Purmamarca....?

Nous revoilà en Argentine, c'est le bonheur, on approche de Purmamarca avec ses couleurs multicolores.

On adore et on le referait bien une troisième fois .

Salta nous accueille bientôt, le camping est complètement vide, quel changement depuis notre dernier passage!
Danielle et Louis sont là, ils attendent une pièce pour leur véhicule, cela nous permet de passer quelques belles soirées en leur compagnie.
Salta est une ville que nous aimons bien et la seule raison de la quitter c'est le désir de découvrir une  des plus étonnante merveille de ce pays:
les chutes d'Iguazu.

En indien Guarani, Iguazu signifie " Eaux Grandes" .
En effet, pas moins de 200 chutes d'eau se jettent en cascade les unes dans les autres, dans un  vacarme assourdissant, sur une distance de 2,5 km.
Variant entre 500 et 1000m de largeur, le fleuve Iguazu  paraît bien serein pourtant, il chemine bien tranquillement sur plus de 1.320 Km avant de se jeter dans le parana. Il forme alors un U qui se termine par une faille géologique gigantesque.
Pourquoi cette grande colère? si ce n'est pour une histoire d'amour qui a mal tourné!
La légende raconte que la divine Naipi, radieuse de beauté, était promise au dieu serpent M'Boi.
Mais Naipi aimait Tabora et le  jour de ses noces avec M'Boi, elle  rejoint son amour.
C'est alors que le dieu M'Boi entre dans une colère effroyable et d'un grand coup de queue provoque une immense crevasse,
il transformera Tabora en un palmier et Naipi en un grand rocher avant de les jeter dans les cataractes.


Et que la visite commence........

Le fleuve Iguazu paraît pourtant bien calme..

mais, une terrible colère l'anime tout à coup. 

Qu'il est beau lorsqu'il se met en colère!!

Les gorges du diable

l'eau s'engouffre dans la faille pour former de multiples cascades.



Une vue du Salco Chico.





Une passerelle nous conduit au coeur du salto Bochetto.

au coeur des chutes du Salto Bossetto.

les chutes se terminent tout en douceur.



Au salto Eva, les chutes se déchainent.




Un petit coin de rêve et de paradis au Salto Alvar Nunez

Le  Salto Alvar Nunez.

toujours le Salto Alvar Nunez vu de tous les angles.

Au coeur du Salto Alvar Nunez.


Les passerelles traversent une végétation tropicale et c'est un lieu de prédilection pour la faune.


                                                                                                                                                        2 coatis à la recherche de quelques restes de sandwichs


Nous quittons ce lieu exceptionnel et magique, les oreilles bourdonnantes du bruit des chutes d'eau.
Les chutes d'Iguzu sont classées au patrimoine mondial de l'Unesco depuis Novembre 1984, tout comme les ruines
des missions Jésuites, que nous ne manquons pas de visiter sur notre passage.


  Les Missions Jésuites

Non loin d'Igazu, nous faisons une halte dans la province des Missiones.
C'est là que se sont développées   les Missions Jésuites.
Aujourd'hui en état de ruine, ces "villages" que l'on appelle les réduccions se sont développés à partir de 1609.
Arrivés avec les conquistadors Espagnols, les Jésuites ont entrepris d'évangéliser les Guaranis, ces "sauvages paiens"
comme ils les nommaient.
Les Guaranis étaient des nomades que les conquistadors Espagnols n'avaient de cesse des chasser car ils leur  fournissaient une main-d'oeuvre gratuite ainsi qu'aux Brésiliens.
Les Guaranis se sont sont alors regroupés dans des Missions  Jésuites et se sont convertis, en partie, au christianisme.
Les Missions Jésuites étaient des citées qui les protégeaient du monde extérieur, et, pendant 150 ans, les Indiens Guaranis ont vécu complètement isolés du monde extérieur.

Ces réduccions étaient régies par un système très innovant pour l'époque.
Si le chef est nommé par les Jésuites, tous les autres responsables sont élus par les indiens Guaranis.
Les lois sont révolutionnaires pour l'époque.
Pensez donc:  La peine de mort est abolie;
                     La terre est travaillée en commun et la production est partagée de façon équitable;
                     La journée de travail est de 6, alors que dans les pays Européen, elle est de 14h !
                     Pendant le temps libre, les Guaranis s'adonnent à la danse et la musique;
                     Il y a des écoles et des hôpitaux;
                     Tout le monde est alphabétisé.
Elevage, tissage, artisanat, rendent les missions prospères, d'autant que les Guaranis excellent dans la fabrication des instruments de musique.
Les Missions se multiplient à travers  le monde, ells sont à l'apogée de leur réussite.
Hélas, ces " Etats" dans l'Etat font des jaloux..... les Indiens guaranis seront vite décimés par l'artillerie Espagnole, les missionnaires Jésuites ne pourront rien pour eux.

Les réduccions sont aujourd'hui à l'état de ruine.
Nous visitons San Ignacio qui fût fondée en 1632, elle regroupait 4000 indiens.


 L'entrée de la mission, et, tout autour d'une large place, on trouve l'Eglise, le cimetière et l'école ainsi que les habitations des Guaranis.Ces derniers vivaient regroupés par famille, ils dormaient dans des hamacs.

Sculptures sur les frontons de l'entrée.



Les ruines des missions Jésuites ont été classées au Patrimoine Mondial par l'Unesco en novembre 1984.

Nous quittons ce lieu bien verdoyant, un lieu imprégné de l'histoire des Guaranis.
Tout le long de la route , des vendeurs nous proposent les fruits de leur récolte: c'est la saison des mandarines, des oranges et
des pamplemousses. On en fera une cure!

Depuis notre départ de Salta, nous avions réalisé que le voyage allait bientôt s'achever, mais maintenant, cela est devenu imminent.
La route du retour vers Buenos Aires est morose, comme le ciel, qui n'arrête pas de déverser des trombes d'eau.
Le moral n'y est pas, même ponpon, qui reçoit une grosse pierre sur le pare brise, semble ne pas vouloir prendre la route du retour.
Nous mettrons trois jours pour arriver à Buénos Aires, dormant dans les stations services et en prenant soin de s'arrêter sur des
sols bitumés pour ne pas nous embourber.
Deux cent kilomètres avant d'arriver à Buénos Aires, les gendarmes ripoux nous arrêtent pour vitesse excessive.Bien que tous les autres véhicules nous doublent sans se faire arrêter, nous ne contestons pas notre "grande vitesse".
L'amende est fixée à 1500 pésos ( plus de 300 Euros) à régler sur place.
Après beaucoup de discussions et devant notre détermination, ils nous laisseront partir sans verser un sou.  


Buenos Aires nous accueille avec un rayon de soleil comme il y à  un an, lors de notre arrivée.
C'est le début du printemps.
Pendant cette année, neuf mois exactement, ponpon a parcouru 50.000 Km dont plus de 5000 Km de pistes.
Après un séjour au royaume des baleines, des lions de mer et des pingouins, il a travervé les stèppes de la Patagonie jusqu'à Ushuaia, fin de la route vers le pôle sud.
Remontant vers le nord, tantôt côté Chilien, tantôt côté Argentin, des paysages époustouflants se sont succédés, le Périto Moréno,
le Fitz Roy, le parc du Torrès del Paine avec ses lacs bleus...........du bonheur, que du bonheur.
Mendoza et la traversée de la cordillière des Andes, la région désertique de Talampaya puis Santiago,
Noel passé à l'île de Pâques, le feu d'artifice à Valparaiso avec nos amis Marie, Xavier et les enfants.
Merveilleuse Argentine qui nous offre encore une pure merveille: la traversée de la québrada de Las Conchas...
On aura souvent l'occasion de traverser la Cordillière des Andes, et, à chaque fois, ce sera le même éblouissement devant autant
de paysages différents.
Le Paso de Jama nous amènera à San Pédro de Atacama, région désertique au nord du Chili.
Puis, c'est le Pérou qui nous accueille ,et avec lui, nous entrons dans un bain culturel ou les Incas tiennent une place primordiale.
Fantastique Pérou avec ses musées, sa vallée sacrée ou nous avons eu le privilège d'assister à la fête de la Pachamama.
Et le mythique Machu Pichu....
Après avoir cheminé tout au long des 2000 Km d'une région désertique, nous voilà plongé brusquement dans une végétation luxuriante en passant la frontière de l'Equateur.
Encore un pays tellement différent des autres. Malgré son territoire plus restreint, il est si diversifié. On y a touvé l'authenticité, la population habillée de costumes bien divers y a gardé ses coutumes.
C'est à partir de l'Equateur que nous ferons une excusion inoubliable dans les îles Gualapagos.
Puis, ces 2000 Km désertiques du Pérou, nous les referons en sens inverse et ils nous amèneront à 4000 Km d'altitude,
au lac Titicaca.
Nous voila en Bolivie. Ici, la beauté des paysages se mérite mais en parcourant le Salar d'Uyuni et ses lagunes,
on en garde de tels souvenirs!
Neuf mois de route ou l'on était dans une " bulle" ...
Pendant ce long périple, ponpon s'est comporté de façon admirable grâce surtout aux soins attentifs de son conducteur.   
La seule panne de démarrage sur la plage des baleines a été occasionnée par des rongeurs qui ont sectionné les fils, et cela, nous ne l'avons su que plus tard.A part deux amortisseurs changés et une crevaison, il n'y a pas eu d'autres pannes. 
 

A Buenos Aires, Ponpon est garé dans un quartier résidentiel surveillé jour et nuit, il sera décroté, bichonné et préparé pour sa traversée en solitaire sur un cargo Grimaldi. Quant à nous, nous prenons l'avion pour la France.



Nous récupérons ponpon, sain et sauf, un mois après,  en compagnie de nos cousins Andrée et Roger qui nous ont accueilli très chaleureusement à Paris et conduit au Havre.

Malgré la joie et l'immense plaisir de retrouver la famille et les amis, le retour n'est pas facile!
Il a fallu du temps pour se réadapter à la vie Française.
Aujourd'hui, c'est avec plaisir que le scribe se replonge dans le voyage et peut terminer le site.

On vous dit à bientôt pour de nouveaux projets.