Le centre de l'Equateur
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Les Galapagos 
                   
                   Dans les Andes.
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Otavalo    (du 9 au 10 Juillet) une ville de  90.000 habitants.
Située à une centaine de kilomètres de Quito, cette bourgade est perchée à 2580 mètres de hauteur, entourée de montagnes
et dominée par le volcan Cotocachi qui exhibe son sommet tout blanc.
Otavalo a toute une histoire derrière elle, déjà bien avant les Incas  on y faisait des échanges de vivres et d'animaux.
Les conquistadors espagnols ont  développé l'industrie du tissage en employant une main-d'oeuvre bon marché mais les Indiens Otavalo sortiront la tête haute de cette période humiliante grâce à leur savoir-faire, leur sens du commerce et leur fierté.
Ils sont indépendants les Indiens Otavalo, ils ont su garder leurs coutumes et leur identité.
 
Elles sont fières les femmes Otavalo, elles ont bien raison car elles sont belles avec leur costume.
Aujourd'hui samedi, c'est jour de grand marché.
Les Otavalénos sont descendus des villages avoisinants pour vendre les animaux, les fruits et légumes ou l'artisanat très varié.
Nous avons l'impression d'avoir tout à coup changé de pays!
Les femmes arborent une tenue très élégante: jupe longue de couleur bleu marine, fendue d'un seul côté laissant apparaître une
étoffe blanche. Le chemisier blanc est brodé, les larges manches sont en dentelles.
 
Une série de colliers de perles rouges ou dorées ornent le cou et les poignets.
Les cheveux noirs tressés en longues nattes sont coiffés d'un tissu plié en quatre, non attaché qu'elles portent en équilibre
sur la tête.
Elles sont chaussées de sandales légères en velours noir.
Un châle de différentes couleurs termine cet ensemble bien seyant.
Nous sommes admiratifs devant leur tenue. Les hommes quant à eux ne sont pas en reste.

Ils sont vêtus d'un pantalon blanc court et large, un poncho de couleur bleu marine.
Les cheveux noirs longs sont nattés et recouverts par un chapeau de feutre.
Ils
portent aussi des sandales légères aux pieds.

Nous assistons au marché aux animaux: cochons, veaux, poules et porcatins changent de propriétaires.
 
Dans le centre de la ville, sur la place principale se tient le marché artisanal.
Il est difficile de se frayer un chemin devant autant de stands différents serrés les uns contre les autres.

Chaque rue a sa spécialité, ici des chaussures, là des plumes, ici des chemisiers....
Nous pensions voir un artisanat très élaboré mais il n'en est rien et  nous avons même préféré l'artisanat du nord
de l'Argentine qui vient de Bolivie et celui du Pérou.
Tout le jour, nous avons déambulé
dans la ville, sous le charme de ce marché haut en couleur.
Le lendemain, nous partons sous la pluie pour :

Le Mitad del Mundo (le 11 Juillet)
A la question "la terre est-elle ronde ou ovale?" les savants français du XVIII siècle voulurent une réponse.
Pour y répondre, une équipe de savants français dirigée par Charles-Marie de la Condamine fût envoyée dans les Andes pour mesurer la ligne de l'Equateur. Trois années seront nécessaires pour en venir à bout de 1736 à 1739.
Cette mission fût menée à bien et la ligne déterminée à 300 mètres près.
La Condamine, revenu en France après cette mission périlleuse publia son journal de l'Equateur.
Il ne savait pas alors que le nom d'Equateur serait donné au pays à sa séparation de la Grande Colombie.
Mais ou donc passe cette ligne?
Selon La Condamine, la ligne de l'Equateur passerait là..


Un monument a été érigé sur la ligne de la Condamine.         La grande allée des savants français avec une statue de chacun d'eux.
Outre l'énorme monument on a construit de multiples restaurants, des magasins de souvenirs pour en faire un lieu touristique.  

On a aussi construit beaucoup de musées dont celui de Inti Nan (chemin du soleil) et l'on dit que la ligne passerait là!


Franchement, nous lui avons préféré un autre lieu, le vrai, celui découvert par les Indiens Caras et le GPS le confirme.

Ponpon est heureux de montrer ses écussons du pôle nord, du pôle sud et de la Mitad del Mundo!
et ce n'est pas fini...........

de Ambato à Cuenca, c'est la route des montagnes et des volcans (les 12 et 13 Juillet).

Elle serpente la route à travers les montagnes tantôt sur un flanc, tantôt sur l'autre.
Elle monte très fort pour redescendre aussi rapidement dans la vallée.

Quels paysages!!

Tel un véritable patchwork, les champs sont découpés en rectangles de tous les tons de vert, du clair au foncé, avec des touches
de jaune parfois.

 
Là, c'est le rouge qui s'impose.
L'herbe semble avoir été tondue régulièrement, les vaches sont de vraies tondeuses!

les champs montent à l'assaut des montagnes et les habillent de velours.
 
On se demande comment font toutes ces petites mains pour modeler le paysage comme cela avec l'aide d'une seule bêche et
d'un âne.
Les jupes des femmes qui travaillent dans les champs ou qui gardent le bétail parsèment les champs de couleurs fushia, bleu, rouge, telles des fleurs aux multiples couleurs.
Elles sont si belles avec leur tenue colorée.
Elles sont coiffées de leur chapeau rond, les cheveux tressés en une natte.
Une jupe courte rouge vif, un châle vert et des chaussettes vertes pour travailler dans les champs.
Pour sortir: une jupe noire et un châle fushia, un tissu plié en équilibre sur la tête.
Les hommes sont vêtus d'un poncho bleu clair vif, les cheveux nattés sous un chapeau à larges bords.
Nous avions très envie de les photographier toutes et tous mais par respect, nous ne l'avons pas fait.

Nous partons tôt le matin, au lever du soleil pour profiter du ciel bien dégagé car à partir de 16 heures, le brouillard descend
sur les montagnes.
Tout au long de la route, on n'échangera que des Ha! Ho! Que c'est beau!
Nous mettrons bien longtemps pour parcourir quelques kilomètres dans la journée.

Le village de  Alausi au matin.                                                   et son environnement.
 
C'est un défilé de paysages tous plus beaux les uns que les autres.

A midi, une délicieuse fritada.

Tout au long de la route, nous avons remarqué de nombreux panneaux qui engagent au respect de la faune et de la flore.
Un grand effort est fait pour maintenir les lieux propres.

Nous ne manquons pas de visiter Ingapirca, le site Incas le plus important de l'Equateur.
Ce site Inca qui domine à 3160 mètres d'altitude dans un cadre magnifique fût découvert par De la Condamine lors de sa
mission géodésique de juin 1736 à 1739.
Il fût édifié avant 1500 ans de notre ère par les Canari (lire Cagnari) qui vénéraient la lune puis par les Incas qui vénéraient
le soleil.
Le temple du soleil de forme ovale (comme l'orbite de la terre autour du soleil) mesure 38 mètres de long, 14 m de large.
Il est bâti sur un promontoire, orienté d'Est en Ouest.

Le temple de la lune en demi-cercle édifié par les Canari.             le temple du soleil édifié par les Incas avec en premier plan les     maisons ou se faisait le commerce.

Une hutte Canari reconstituée avec les fenêtres en forme de trapèze.
Dix personnes y vivaient et dormaient assises en position foetale.

La maison ou habitaient les jeunes filles jusqu'à l'âge de 18 ans.    La place cérémoniale avec une tombe; Il n'y avait pas de
C'étaient les vierges du soleil, choisies pour leur beauté.                sacrifice humain.

Le temple est orienté face au Machu Pichu.                              L'écho permet de communiquer à voix basse
d'une porte à l'autre.
 
Le montage des pierres est caractéristique de la technique Inca, elles sont ajustées au millimètre près et montées sans mortier.
Ces pierres ont été prélevées dans une mine à 25 km de là et transportées sur le site.
Ce sont les Canari par contre qui ont construit tout le réseau hydraulique d'alimentation en eau.

Cuenca   400.000 habitants  (14 et 15 Juillet 2010)
Les Indiens Canari l'appelaient Guapondelic ce qui  signifie la vallée aussi grande que le ciel.
Cuenca est située dans une grande vallée entourée de montagnes.
Elle est verdoyante et pour cause, elle est arrosée par quatre rio.
Fondée en 1557 par les conquitadors espagnols, elle a pris le nom de Cuenca, une ville de Castille en Espagne.
Elle est comme on se l'imaginait, une très belle ville coloniale.
D'ailleurs, son centre historique est classé depuis 1999 au Patrimoine Mondial de l'humanité par l'Unesco.

Sans GPS et sans plan de la ville, nous nous faisons guider par un taxi jusqu'aux Cabanas de Yanuncay à côté du rio du même nom. Ponpon a bien du mal à franchir l'entrée, bien trop haute pour lui, il estenfin casé, non sans mal dans un grand jardin verdoyant bien imbibé d'eau au milieu des poules et des lamas.
Nous pouvons partir à pied à la découverte de la ville...
Troisième ville de l'Equateur de par sa population, Cuenca a malgré tout gardé son caractère rural.

Au matin, c'est la livraison du lait frais,                                       Les vaches paissent au bord du rio.
les gens viennent le chercher en pyjama quelquefois.     
Il n'est pas rare de voir un chevrier emprunter le trottoir avec ses chèvres.
 


Au bord du rio, c'est le jour de la lessive.      

Passé le rio qui traverse la ville de part en part, on entre directement dans le centre historique.
On est tout de suite surpris par la circulation intense des voitures et des bus qui empruntent les rues pavées.
Les pot d'échappement crachent une épaisse fumée noire. Quelle pollution!!
Véhicules et piétons se partagent la chaussée. Ceci gâche le plaisir de découvrir cette belle ville qui compte pas moins
d'une vingtaine d'églises.
 
Magnifique cathédrale .                                                             On vous fera grâce des nombreuses autres.
Cuenca est une ville vivante et animée, en plus nous sommes jeudi, jour de marché.
Nous nous arrêtons devant une boutique qui fabrique les panamas, le fameux chapeau blanc que portent aussi bien
 les femmes que les hommes. Non, ce n'est pas à Panama que l'on fabrique ces chapeaux, c'est bien à Cuenca!

Dans une rue de Cuenca.                                                          Une boutique de chapeaux panama.

Non, ils ne sont pas fermés ces magasins, ils sont simplement grillagés, avec seulement un petit espace pour servir le client.
Après un Almuerzo,( soupe, plat de riz et viande) devenu rituel depuis que nous sommes en Equateur, nous quittons cette
ville trépidante pour le calme de notre jardin à seulement un quart d'heure à pied.
La fin de la journée se passe sous la pluie ainsi que la nuit et nous la retrouvons au matin, elle nous chassera et nous irons retrouver la panaméricana.

La panam qui nous amène à Loja puis à Vilcabamba ( 16 et 17 Juillet)  en passant par un village ou vivent les indiens saguro.
Saguro est un village particulier ou les habitants sont tous habillés de noir.
Les femmes ont une longue robe noire avec de multiples jupons, des colliers et un chapeau de feutre.
Les hommes portent un pantalon court noir.
Cette tenue qui est portée depuis plus de cinq siècles serait une façon de porter le deuil de l'assassinat de leur chef inca Atahualpa.

Les paysages traversés sont toujours aussi verdoyants.                A Saraguro, les femmes sont très coquettes et élégantes.

De fil en aiguille, nous voici dans un décor totalement tropical, le petit village de Vilcabamba nous accueille.
Un village ou vivent 5000 habitants dans un décor magnifique et un climat privilégier.
D'ailleurs cette bourgade qui se nomme vallée sacrée en quechua avait la renommée d'être un lieu de longévité pour ses habitants qui devenaient tous centenaires.   

Ponpon se plaisait bien dans ce paradis de fleurs et de verdure.

Un bon petit restaurant ajoutait au plaisir de se poser dans cet hôtel camping. 

Coucher de soleil sur Vilcabamba...

Nous quittons ce petit paradis, seulement 250 kilomètres nous séparent de la frontière avec le Pérou.
Nous refaisons avec plaisir la route en sens inverse jusqu'à Loja  et nous profitons du cadre agréable, fleuri, planté de bananiers
et d'orangers.
De Loja à Macara (frontière du Pérou) le 18 Juillet
A Catamayo, une erreur de direction due aux manques de signalisation, nous conduit sur les petites routes de montagne.
Elles sont truffées de nids de poule ou plutôt d'autruches.
Par endroit, la moitié de la route est tombée dans le ravin, il y a juste la place pour un véhicule.
ponpon essai de se faire tout léger et évite de regarder en bas!.
Dans cette route éprouvante, il y laissera un amortisseur arrière.

La vue sur ces paysages est sublime et...... vertigineuse.

Après huit heures de route non stop pour faire 150 kilomètres, on arrive épuisés mais soulagés à la frontière de Macara.
Un gendarme nous arrête pour nous saluer, c'est le premier camping-car Français qu'il voit!

Côté Equateur, les formalités sont vites expédiées avec le sourire.
Côté Pérou, nous tombons sur un douanier qui se gratte la moustache en nous voyant et  refuse de nous prêter attention.
Nous nous apercevrons bien vite que nous sommes la cause de ses soucis.
Il mettra plus d'une heure pour rédiger le laisser passer indispensable, laisser passer qui a nécessité plusieurs coups de fils. 
Pendant ces formalités laborieuses, la nuit est tombée. En repartant, ponpon et son chauffeur redoublent d'attention et essaient
au mieux de partager la route avec les nombreux ânes en liberté qui sont installés au milieu de la chaussée.

Adieu l'Equateur, snif.....
L'Equateur fait partie de ces pays que l'on a du mal à quitter.
Tout est clément dans ce pays, le climat tropical, la nature généreuse, la douceur des paysages de montagne
et la gentillesse des gens.
C'est un pays propre et il faut le souligner.
On voit constamment le long des routes
des hommes et des femmes soit avec la serpette pour couper l'herbe ou avec des sacs
pour ramasser papiers et bouteilles en plastique.

Aller ponpon, on se motive!  plus de 1600 km de désert entrecoupé de villes et villages puis la traversée de la cordillère
des Andes et nous serons au royaume des Incas, le Machu Pichu nous attend.

                                                  Venez avec nous au Pérou dans.............................La Vallée Sacrée