La Route des Glaciers
ETAPE PRECEDENTE

Le Parc des Rocheuses

Au lac Peyto
ETAPE SUIVANTE

La route de l'Alaska






 Içi commence la route des glaciers longue de 238 Km
Nous ne regrettons pas notre réveil matinal, c'est magnifique....
La chaîne de montagnes s'étire tout au long; les pics enneigés s'élancent et les glaciers s'écoulent entre les pics.


La route est jalonnée par des petits parkings avec des points de vue sur les glaciers.

Ponpon s'arrêtera à chacun d'entre eux et comme cela ne suffit pas, il s'arrêtera aussi au bord de la route pour d'autres photos.

L'eau du lac est encore  gelée.


Le mont Saskatchewan. En observant  attentivement, on voit un rocher fin en forme de doigt, tout petit sur la photo de gauche, agrandi sur celle de droite. C'est une partie résistante dans laquelle le calcaire s'est transformé en dolomite plus dure.

Içi, ce ne sont pas des pistes de ski, mais des couloirs d'avalanche, signes de destruction laissés par la  neige.
Cette destruction amène quelquefois la mort..... puis une nouvelle vie.
Les arbustes de saules et d'aulnes plient sous le poids de la neige mais ne rompent pas, l'herbe y pousse généreusement.
Les animaux recherchent ces couloirs d'avalanche afin de broûter la nouvelle végétation touffue.
Il arrive qu'un animal se face surprendre par l'avalanche et soit tué, un ours de passage s'en fera un festin lorsqu'il découvrira son cadavre à la fonte des neiges.

Mont Amery


L'eau ruisselle le long de cette immense paroi rocheuse.              La cascade Bridan Veil Falls ou voile de la mariée
La route et la rivière serpentent toutes des deux dans la gorge.      L'eau qui descend des glaciers est de couleur turquoise .


Cette route, nous la dégustons...                              Içi, deux cours d'eau se rejoignent, un de couleur émeraude, l'autre blanche.

Là, c'est le vert qui est de mise.                                    
Içi, des éboulis de blocs colorés tapissent toute une paroi de la montagne.
 
Le sommet Bow , avec ses 2085mètres, est le point le plus élevé de la promenade des glaciers.
Il correspond à la ligne de partage des eaux des rivières Bow et Mistaya.


Le glacier Bow, entre les pics Nicolas et Portal, s'avance au dessus du lac de même nom.


Quelques "pas" plus loin, le glacier Peyto  alimente lui aussi le magnifique  lac Peyto niché entre les montagnes.
 
On y accède à pied, par un petit sentier enneigé qui monte, et lorque l'on arrive en haut, on ne peut pas s'empêcher de faire Woua, ce lac est tout simplement magique.

Sa couleur bleu-vert vire au turquoise lorsque les eaux de la fonte des neiges transportent les alluvions.
A son extrémité, il semble former un coeur.
Nous sommes redescendus prudemment sur le sentier enneigé mais éblouis par tant de beauté.

A mi-chemin de la route des glaciers, se trouve le glacier Athabasca.
Le glacier Athabasca s'écoule du flanc est du champ de glace Columbia qui s'étire entre les provinces de la Colombie Britanique et de l'Alberta. Quatre autres gros glaciers s'écoulent aussi, ainsi que de nombreux plus petits.
Leurs eaux de fonte  alimentent les trois océans:  Pacifique, Atlantique et Arctique.


Malheureusement, le glacier Athasbasca est aussi victime du réchauffement climatique.
Depuis 1844, l'année au cours de laquelle il a atteint sa taille maximale, les glaces ont reculé de plus de 1,5 kilomètres.


La route des glaciers se termine à Jasper.
La ville de Jasper compte 4000 habitants. Elle doit son nom à Jasper Hawes qui établit , vers 1801, un comptoir de fourrures.
Le projet de création d'une ligne de chemin de fer en 1907 donne naissance à la création du Parc de Jasper pour protéger cette région. En 1915, la ville se développe suite à la réalisation de la ligne du chemin de fer.
 
Jasper est une petite ville de montagne bien agréable à vivre et on se pronène avec plaisir dans ses larges rues bordées de bâtiments
à l'architecture étudiée. 
 
Son environnement est lui aussi plein de charme avec au sud, les parois enneigées du mont Edith Cavell et au nord, les formes déchiquetées du mont Pyramid haut de 2763 mètres.
 
Le centre d'info est construit avec des roches de la rivière et des chevrons en rondins.Il s'intègre parfaitement dans le cadre de préservation du Parc National de Jasper.
Nous passerons la nuit dans un camping de Jasper, ponpon sera entouré de Wapitis.

Le lendemain, la journée commence avec la pluie mais dans la bonne humeur.
La vallée de la Maligne se trouve à la porte de Jasper.
On entre directement dans une vallée verdoyante, la forêt est dense, composée de conifères,  d'aulnes et de trembles.
Ces derniers bordent la route de chaque côté et donnent un air de légèreté au paysage, c'est tellement agréable.
La rivière Maligne est bien là;  elle est parfois cachée mais se rappelle à nous en plongeant de 23 m dans une profonde gorge de roche calcaire : c'est le canyon Maligne.
 
Un parcours à pied permet d'admirer, de six passerelles, ce profond canyon ou s'engouffre la tumultueuse rivière Maligne.

Nous traverserons deux ou trois ponts, armés jusqu'aux dents de nos vêtements de pluie.
La rivière Maligne accompagne notre route, elle est tantôt vive et pleine d'énergie.
Parfois calme, elle forme des petits lacs de toute beauté. 
 
A chaque virage, elle sait nous surprendre, avec ses îlots, ses couleurs changeantes.
Mais le spectacle est aussi au bord du lac.....

Maman ourse et ses deux petits oursons nous font une belle surprise inattendue.

Ils sont tellement adorables, tout mouillés, et ne quittent pas maman qui les conduit aux succulents pissenlits.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, sa majesté le Roi Wapiti se repose tout près .

On ne se lasse pas d'admirer et de suivre la magnifique rivière Maligne qui porte bien son nom.


Calme ou furibonde, elle change de couleur, passe du bleu au vert.

On s'arrête pour l'admirer pendant sa course sur 50 km, ce n'est que du bonheur.

Sa course finit dans ce paisible lac, le lac Maligne, d'une longueur de 22 km et d'une profondeur de 97 m.

C'est le terminus et nous reprenons le chemin du retour.
On roule lentement, très lentement même, on n'hésite pas à se parler ou à se faire des signes en se croisant avec d'autres automobilistes .
Dès qu'un véhicule met ses feux warning , tous les autres véhicules s'arrêtent, il y a certainement un animal......

Ponpon n'en croit ses yeux, face à lui, une maman ourse et ses trois oursons bien dodus. Juste le temps de se mettre sur le bas-côté et d'arrêter le moteur. Tout ce petit monde traverse la route sans se presser, hésite une fraction de seconde devant ce camping-car intrus puis passe son chemin.

Inutile de dire notre bonheur.....

C'est la route du bonheur, les animaux abondent sans jamais se soucier des voitures qui passent.

   
Ils se laissent photographier !


L'adorable spermophile à mante dorée.                                       Ne sont-ils pas mignons tous les deux?

Il nous aura fallu une grosse journée pour parcourir les 50 km aller et retour de la route de la Maligne.
Chaque seconde a été captivante.

Nous décidons de faire les quelques kilomètres qui restent pour sortir du Parc de Jasper.


Les paysages s'accordent pour charmer et poursuivre une si belle journée,  riche en émotion.

Les Wapitis au bord du lac ou les gouttes de pluie s'amusent à faire des ronds dans l'eau.



Ces paysages sont d'une telle beauté qu'ils nous donnent l'impression d'un rêve.

Pour nous, c'était un rêve que nous n'avions pas imaginé.

Nous sortons du parc de Jasper en laissant derrière nous cette nature sauvage ou la faune s'épanouit.
On se retrouve "tout chose", on était si bien.....

La question s'est posée:  allons-nous refaire une partie du parc pour continuer à rêver?
Nous avons opté pour garder notre première (et dernière) impression sur ce fameux Parc des Rocheuses.

Et le rêve n'est pas fini... la route de l'Alaska nous attend !!
  pour poursuivre cette route avec nous, cliquez sur La route de l'Alaska.