De Sarmiento à Bariloche
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Le parc national des Glaciers

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La route des lacs







De El Chalten à Sarmiento (du 24 au 29 Novembre 2009) 
Nous reprenons la route N°3 que nous connaissons déjà, les camionneurs font un petit signe de la main qui fait chaud au coeur.
A chaque appel de phares nous savons qu'il faut ralentir car les guanacos sont au bord de la route et risquent de traverser.
Le vent Fuégien est toujours présent et très puissant mais la chaleur augmente au fur et à mesure que l'on monte.
Nous prenons le temps de promener dans les villes de San Julian et Rada Tilly, deux lieux de nos bivouacs.
Les villes sont spacieuses avec de grandes avenues, les enfants ne sont pas oubliés dans les villes, il y a toujours de nombreux
jeux pour eux, soit en plein centre ou au bord de la mer.

Sarmiento

Une ville de  8000 habitants,  une ville qui s'étire tout en longueur,
agréable et fraiche.
Sarmiento se trouve sur l'axe Est Ouest  que nous empruntons pour traverser L'Argentine et retrouver les contreforts de la Cordillière des Andes
et le Chili.
Ici les moutons ont laissé la place à de nombreux derricks qui puisent inlassablement le pétrole, il y en a de partout, dans les plaines immenses,
au plus haut de la colline, au bord de la route..
Sarmiento est tout proche des Bosques Pétrificados et nous en profitons pour visiter le site.
30 kilomètres de ripio permettent d'y accéder.

Les Bosques Pétrificados de Sarmiento
Nous entrons dans un paysage lunaire pour découvrir un patrimoine ancestral de 50 à 65 millions d'années.


Une force d'une violence inouie  a détruit ces arbres géants il y a des millions d'annéees et avec le temps ils se sont transformés en fossiles.
On a l'impression qu'ils ont été pulvérisés car on trouve surtout des morceaux d'arbres et beaucoup de copeaux  fossilisés qui jonchent le sol.

                                                                                                                      Un tronc fossilisé à demi enterré.


Au sol, de nombreux petits morceaux.                                                             Un paysage bien particulier.

Contrairement à la forêt pétrifiée près de Jaramillo dans la province de Santa Cruz, ici, il y a peu d'arbres entiers mais plutôt des petits morceaux.
Par contre, comme à Jaramillo, le vent y est présent.
Il a des accés de violence qui vous projette contre les parois.
Il semble surgir d'un très lointain passé et il contribue à donner un aspect irréel au site.  

Après Sarmiento, ponpon prend la route n°40 en direction de l'ouest.
Bien qu'asphaltée à partir de là, il y a souvent des réfections de route qui nous obligent à emprunter une piste pendant des kilomètres.
Même en évitant les pistes au maximum, nous avons parcouru 1500 kilomètres de route non asphaltée. 
Ponpon accuse le coup, il se met à gémir puis grincer très fort!
Nous avons vite fait de constater qu'un amortisseur AR est cassé.
Quelques kilomètres plus loin, c'est le pare brise qui se fendille sous l'impact d'un gravier.
Nous décidons de poursuivre notre route jusqu'à la prochaine ville: Esquel.

Esquel (du 30 novembre au 4décembre 2009)
Une belle ville verdoyante de 36.000 habitants, lovée dans une cuvette, entourée de collines et de montagnes aux cimes enneigées.

Comme la majorité des villes d'Argentine, elle a de grandes avenues doubles perpendiculaires.
Bien alignées, les maisons sont en briques rouges pour la plupart avec un petit jardinet de gazon et de fleurs.
Elles rappellent l'époque galloise avec  l'arrivée des descendants des immigrants gallois au XIX siècle. 
Esquel s'est adaptée au tourisme et offre de nombreuses possibiltés de logements 'les cabanas" pour les skieurs.
Même si les maisons des quartiers les plus éloignés ont un aspect plus modeste, on ne dénote pas une grande misère.

Non à l'enfouissement des déchets nucléaires dans la mine d'or désaffectée de Esquel.

Dès l'arrivée à Esquel, nous commandons 2 amortisseurs arrière neufs pour ponpon.
En attendant qu'ils arrivent nous cherchons un camping ou nous installer pour quelques jours.
Devant notre déconvenue en trouvant le camping fermée, un charmant monsieur qui habite en face nous propose de nous installer dans son jardin
ce que nous acceptons avec joie. 
Voila ponpon au repos et c'est une occasion pour la petite moto de prendre du service, elle n'a pas encore eu l'occasion de rouler. 
Nous ferons plus ample connaissance avec les propriétaires, Elba et Gustavo, et nous passerons plusieurs soirées ensemble.
En nous promenant dans la ville, nous apercevons par hasard, le camping-car de Marie, Xavier et les enfants...... c'est le bonheur.
Ils seront accueillis dans le jardin de Elba et Gustavo pour la nuit.
Après 4 jours d'attente, les amortisseurs arrivent mais ce n'est pas le bon modèle!!


Gustavo nous dénichera un commerçant compétant et  ponpon sera vite remis sur pied.


Merci à Elba et Gustavo pour leur extrême gentillesse.
Nous nous quittons avec une grande émotion et la promesse de nous retrouver..........en France.

Réparé, bichonné, ponpon peut reprendre la route.
Les "totos" aussi  ont profité de cette pause pour se refaire un nouveau look en passant chez le coiffeur.


Le petit train à vapeur qui passe à Esquel.  
       
Nous longeons les contreforts de la Cordillère des Andes en empruntant la route n°40 de Esquel à El Bolson.
Finies les grandes étendues de steppe aride, c'est un paysage de montagnes verdoyantes avec en arrière fond, les cimes enneigées de la Cordillère des Andes.
Le printemps a mis ses touches de couleur le long des routes ou les lupins rivalisent de beauté avec les genêts jaunes parsemés de rouge et
des multitudes de fleurs.
Le paysage est de toute beauté.
Depuis une semaine, le ciel est bleu et la température est passée à 29 degrés!
Même le vent patagonien ne souffle pas.........mais si, c'est possible!
Pour notre plus grande joie, plusieurs condors nous charment en dessinant des arabesques dans le ciel.

El Bolson  (30.000 habitants)

Une charmante ville située dans une vallée fertile propice à la culture d'arbres fruitiers.
Elle est traversée par la rivière quemquemtreu qui signifie pierre qui roule en langue Mapuche.



Attirés par le microclimat, de nombreux hippies se sont installés dans les années 1970 et  ils viennent vendre leur artisanat sur le marché le samedi.

Aujoud'hui, c'est justement samedi, jour de marché, les échopes d'artisants locaux s'étirent le long de la place.


El Bolson est entourée de grandes montagnes, les cerros Nevado et Piltriquiton.

130 kilomètres séparent El Bolson de Bariloche qui est notre prochaine étape.
Le paysage est magnifique!
Les  forêts  de pins plongent directement dans les lacs Gutiérrezt et Mascardi   qui sont de couleur bleu foncé.
Pour agrémenter le tout, les lupins blancs, roses, et bleus, décorent le bord des routes.

Bariloche (du 5 au 7 décembre 2009)
Une ville de 140.000 habitants.
Son nom est en fait San Carlos de Bariloche mais tout le monde abrège et l'appelle Bariloche.
On dit aussi que c'est la "Suisse Argentine".
Curieuse Patagonie qui n'en finit pas de nous surprendre:
Après les steppes arides à perte de vue, elle nous a offert des  glaciers magiques, des pics acérés comme le Fitz Roy
et maintenant on découvre un autre aspect de sa diversité avec Bariloche.
En abordant Esquel puis El Bolson, le paysage s'est totalement transformé.
Il nous rappelle les Alpes avec ses montagnes recouvertes de forêts.
Lorsque le paysage s'agrémente de lacs translucides, il nous fait penser aux fjords de Norvège.


Bariloche vue de face de l'autre côté du lac Nahuel Huapi.

Bariloche s'est installée au bord  du lac Nahuel Huapi, au pied de la Cordillère des Andes, le décor est magnifique.

Une vue de l'environnement de Bariloche au bord du lac Nahuel Huapi.

La ville fût fondée en1670 par les Jésuites mais c'est en 1902 qu'elle sera fondée officiellement.
Le géologue Francisco Moréno sera le premier à atteindre le lac Nahuel Huapi.
 

La place avec ses 3 bâtiments, syndicat d'initiative, police et musée, construits en bois est agréable.


Les chiens Saint Bernard sont là pour la pause photo.

La rue principale se distingue par ses échoppes de vente de chocolat; c'est la spécialité içi, il y en a de toutes sortes, comme en France.
 
Ils font craquer ces bons chocolats!                                                                 On peut même déguster une fondue!
   

La cathédrale de Bariloche.                                                                             Sur le lac Nahuel Huapi.
 

Photo prise de la place de Bariloche avec le magnifique décor en arrière fond.

On ne peut pas dire que la ville soit particulièrement attrayante, si ce n'est pour son environnement.
Bariloche c'est les deux extrêmes:
Si on l'aborde par la route de El Bolson, la laideur et la misère sautent aux yeux!
Par contre, si on se dirige vers Llao Lao, ce ne sont que résidences de très grand luxe avec vue sur le lac Nahuel Huapi entouré des
montagnes Cerro Campanario, Cerro Catédral, CerroOtto et Cerro Tronador.

Bariloche vit du tourisme.
En hiver on y fait du ski à la station huppée de Cerro Catedral.
L'industrie du chocolat est l'autre ressource du pays.

Bariloche est desservie par un aéroport et comme à El Calafate, nous rencontrons des Français avec qui nous profitons de discuter.
Pour des raisons de sécurité, nous nous installons dans un camping situé à une quinzaine de kilomètres de la ville
et nous nous déplaçons en bus.

Le circuit "Chico" qui longe les rives du lac Nahuel Huapi et qui fait une boucle autour du Lac Moréno côté ouest  est une pure merveille.
Ponpon s'arrêtera souvent pour déguster les paysages fascinants autour des lacs.













 
  


Nous dégustons aussi un petit apéritif local à base de framboises, oranges, cannelle  et petits secrets.................pas mauvais du tout!!
C'est en trinquant avec vous, chers lecteurs, que nous vous donnons rendez-vous pour la prochaine étape........................la route des 7 lacs.