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Mardi 13 Mai 2008


Istanbul, ville de 12 Millions d'habitants alors que Paris en a seulement un peu plus de 2 millions.
Située à 380 Kms de Safranbolu, nous partons le matin assez tôt car nous souhaitons trouver un camping avant la tombée de la nuit.

Les Pirates d'autoroute

Aprés avoir franchi le pont qui traverse la Corne d'or, toute notre attention s'est concentrée sur la sortie d'autoroute à prendre pour trouver
un camping lorsque des personnes dans un véhicule nous font signe qu'il y a un problème à l'arrière de ponpon.
A 100 lieues de penser aux pirates d'autoroute qui sévissent en plein jour, nous stoppons ponpon sur la bande d'arrêt d'urgence pour aller constater
 qu'il n'y avait en fait aucun problème à l'arrière.
Les pirates qui convoitaient notre beau ponpon nous ont encerclé mais n'ont pas réussi leur coup.
Néanmoins ils sont arrivés à subtiliser le sac à main qui contenait l'appareil photos(avec les belles photos du coucher de soleil de la cappadoce!)
et le porte feuille.
Les loukoums de Safranbolu avaient eu raison des derniers liras mais la carte bleue a disparu avec le sac.
Furieux d'avoir été piégés ,nous nous arrêtons auprés d'une patrouille de police au bord de l'autoroute.
On ne peut que louer le dévouement des policiers qui nous ont guidé pour trouver un bureau de change et les PTT afin de bloquer
immédiatement la carte bleue.
Ils nous ont ensuite accompagné pour reprendre l'autoroute.
Les étrangers en difficulté en France ont-ils la même assistance?
Il y a des journées noires et le 13 Mai en était une, la poisse a continué jusqu'à la nuit!
En ce qui concerne les campings, nous aurions souhaité avoir des précisions de la part d'autres camping-caristes venus à Istanbul,
peut être n'avons nous pas assez cherché sur internet...
Les informations recueillies auprés de l'office de tourisme d'Istanbul indiquaient des campings qui n'existent pas, nous en avons fait l'expérience!
En désespoir de cause, nous cherchons un hôtel qui voudrait bien accueillir les 7,50m de notre ponpon.
La aussi il faut louer la gentillesse des gens qui  n'ont pas hésité pour certains à faire un brin de route avec nous pour indiquer les hôtels
mais ces derniers ne disposent pas d'un emplacement suffisant.
Grâce au concours de ces âmes charitables nous finissons par trouver un parking, mais avec la poisse qui nous collait à la peau, ce pauvre ponpon se fait
harponner dans la rue par un engin qui passait trop prés.
Aprés avoir constaté que les dégats n'étaient pas importants ponpon s'installe sur le parking juste avant la nuit.
Situé au bord de la mer de Marmara à B.Cekmege dans un décors que plus d'une personne nous aurait envié, nous n'aurons pas le coeur
à  profiter du  magnifique coucher de soleil sur la mer de Marmara et en plus il n'y a plus d'appareil  photo.
Nous passerons toute la nuit à guetter le va et vient des voitures autour de ponpon , seul au milieu de ce parking non gardé devenu subitement
désert.

Mercredi 14 Mai 2008
Au petit matin, nous nous mettons en quête d'une gendarmerie pour déposer une plainte.
Il faudra expliquer à maintes reprises le déroulement des évènements, encore heureux de se débrouiller en anglais.
Pas moins de 15 policiers se sont mobilisés.

Infos camping-caristes: 
  • Il est bon de savoir  d'une part :
Pour enregistrer une plainte de vol en Turquie il faut prendre un interprète pour qu'il traduise dans la langue d'origine ,
cet interprète doit signer la déclaration de vol et touche des honoraires.
On nous a demandé 200§ pour la traduction, chose que nous avons refusé bien sûr.
Aprés un coup de fil au consulat français en Turquie, ce dernier a consenti à servir d'interprète par téléphone et de signer la déclaration par retour
de fax., gratuitement.
  •  D'autre part:
Lorsque l'on dépose une plainte pour vol, il y a automatiquement enquête et on se doit d'assister à l'audience ce qui impose soit de rester
dans le pays ou de revenir.
  • En conclusion nous avons fait une déclaration de perte.
Pendant notre déposition qui a duré en tout 6 heures, un nombre considérable de plaintes pour vol ont été déposées.
Les policiers ont fait preuve d'une grande amabilité  et professionnalisme en faisant le maximum et en nous offrant plusieurs fois du thé.
Ils ont refusé un geste de notre part pour aller boire un verre bien mérité.
 


Nous décidons de partir de cette ville sans tarder, nous  visiterons Istanbul ultérieurement , sans ponpon.
D'un commun accord, nous levons l'ancre!

Direction Edirne à 200 Kms que nous atteignons en fin d'aprés midi.
Autre ville, autre ambiance.
Ponpon est garé à côté de la mosquée sur un parking payant qui nous autorise à rester pour la  nuit.
En quête d'un nouvel appareil photo numérique, nous prenons un bus pour faire quelques kilomètres et nous arrêtons (au hasard) dans un
"super marché". Le seul et unique appareil photo était là qui nous attendait, même modèle, même marque, moins cher. On peut payer en euros,
cela est dû au fait que Edirne n' est pas trés loin de  la frontière de la Grèce.
Les moyens de transports locaux ont le mérite de nouer des contacts avec la population ,un jeune homme renconté avec qui nous "discutons"
nous paye le trajet du bus, la dame assise à côté nous fait plein de signes amicaux.
Edirne n'est pas encore trop touchée par le tourisme, les gens sont curieux et avenants.
Une ville comme nous les aimons.

Edirne
115.000 habitants  a préservé son authenticité.

      
 La mosquée Selimiye (1569-1575) conçue par Mimar Sinan, le grand architecte Ottoman.
Bien que plus petite que la mosquée Süleymaniye d'Istanbul, elle est plus élégante et harmonieuse paraît-il.


Sécurité:
Avant le départ, nous avons pris soin d'ouvrir  2 comptes en banque et de prendre 2 cartes de paiement pour ne pas être démunis
en cas de perte ou de vol.
La confection d'un "coffre fort" par Jacques, assez caché et pratique,  nous donne un confort appréciable.
Nous avons sur nous essentiellement les cartes d'identité et les photocopies des autres papiers.
Nous avons essayé de sécuriser ponpon du mieux possible:
  • une alarme a été installée.
  • une barre avec cadenas à chiffres condamne la porte de la cellule.
  • une autre barre avec cadenas à chiffres condamne le coffre de la soute.
  • une chaine est attachée de la porte conducteur au volant lorsque nous laissons le camping-car.
  • une chaine attache le siège passager à la poignée de la porte droite (cette chaine restera en place jusqu'à la fin du voyage.)
  • la porte de la cellule est protégée par une planchette bloquante pendant les bivouacs.
Inutile de préciser que ponpon ne s'arrêtera pas s'il est sollicité par un véhicule ou même par des faux policiers,
(oui, nous l'avons vu sur les sites d'internautes qui en ont fait malheureusement les frais)


Conclusion sur la Turquie:
C'est incontestablement le pays que nous avons le plus apprécié pour la richesse de ses sites antiques, ou autres sites exceptionnels,
mais aussi et surtout pour le contact chaleureux de la population.

Maintenant nous quittons les régions Ottomanes pour les régions Européennes.
Que nous réserveront les pays de l'Est?



A bientôt pour d'autres récits sur la Bulgarie.