Ushuaia et le parc de la Terre de feu
(du 27 Octobre au 6 Novembre 2009)

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Punta Tombo
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Premier diaporama réalisé sous l'égide de Xavier
Merci à Xavier pour ses conseils.
Le site de Xavier et Marie:: http://www.heureuxquicommeulysse.fr
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Le Parc de Torres Del Paine






En route pour Ushuaia!
Après un arrêt à Rio Gallégos, ponpon s'achemine directement à la frontière Chilienne.
1h30 de formalités seront nécessaires pour passer le poste frontière de l'Argentine au Chili.
Un contrôle zoophytosanitaire plus strict que les autres mais tout est OK.
La route 3 s'arrête là, elle est remplacée par une route en plaques de béton jusqu'au détroit de Magellan,
nom donné par ce dernier qui le découvrit en 1520.
Aussitôt arrivé, ponpon est embarqué sur le bac qui assure la traversée.
Il se retrouve seul, au milieu de gros camions serrés comme des anchois et ballotés fortement à droite et à gauche.
Nous passerons les 30 minutes de traversée la peur au ventre, ponpon s'en tirera avec un feu arrière cassé, rien de grave!
Il est 17 heures lorsque nous arrivons à Cerro Sombréro, un village de 1500 habitants et nous jugeons plus prudent d'y faire une halte
pour la nuit avant de prendre la piste de 105 km qui nous amènera à la frontière Argentine.
Nous mangeons au restaurant du coin, une cabane aux quatre vents.
Le patron, tout heureux d'avoir  deux clients quitte son bar, et passe à la cuisine nous préparer des pichangas et le client qui sirotait son verre va l'aider.  
Une bonne  soirée qui se termine en trinquant ensemble tous les quatre.

Le lendemain, les premiers rayons de soleil nous voient sur le pied de guerre.
L'objectif est d'arriver à Ushuaia dans la journée.
Nous commençons par 105 Km de piste en ripio médiocre que ponpon avalera en 4 heures pour rejoindre le poste frontière de San Sébastian au Chili
et encore 15 Km de piste pour le poste frontière de San Sébastian en Argentine.
Cela paraît bien compliqué!

A partir du détroit de Magellan, nous sommes entrés dans "l'Isla Grande de Tierra del Fuego", l'île grande de la terre de feu.
Ce nom viendrait de Magellan qui, en apercevant les feux de camps des indiens Yamana sur le rivage aurait  surnommé le lieu "la terre des fumées".
Cette île est partagée entre le Chili qui en a les deux tiers et l'Argentine un tiers, alors, ce ne sera pas demain que la piste se transformera en route!

Les formalités de frontière sont plus rapides, une demi-heure à peine.
Et, nous retrouvons la route 3.
Le paysage change.
Tout est gris...........
Grise est la mer agitée par les vents.
Grise est la végétation qui sort à peine d'un hiver rigoureux.
Gris sont les moutons qui paissent.
Grises sont les forêts d'arbres morts.
Mais le ciel est bleu, un bleu intense.
Au loin, on aperçoit les cimes enneigées de la fin des Andes, plus que 300 Kms et nous arrivons à Ushuaia!



On aperçoit les premières montagnes des Andes

 Paysage à l'arrivée d'Ushuaia

Le ciel devient menaçant et c'est avec la neige que nous arrivons à Ushuaia.


 Ushuaia (70.000 habitants)
Une ville mythique, la ville du bout du monde.


Ushuaia s'étale en longueur, enserrée entre les montagnes et le canal de Beagle.

Ushuaia vue du camping.


Le centre ville à Ushuaia, c'est la rue San Martin.
On y trouve  des restaurants, une poste et des agences qui vendent des voyages pour l'antarctique. 
On y trouve des magasins et dans les vitrines de ces magasins, des robes d'été très fines qui nous laissent perplexes, mais quand peuvent-ils bien les porter?

On y trouve des panneaux "originaux".!                                                             et de beaux dessins.


En allant vers le port, un drôle de monument attire notre attention.................... la capsule du temps à ne pas ouvrir avant le 2 Octobre de l'année 2492.
Elle contient des disques vidéo laser et des copies des émissions de télévision émises entre octobre et décembre 1992 destinées aux générations futures
pour qu'elles sachent quelle était la vie 500 ans plus tôt.

Nous profitons d'une belle journée ensoleillée pour aller faire une promenade en bateau sur le canal de Beagle qui porte le nom 
du bateau sur lequel voyagea Darwin en 1831.

Ushuaia vue du canal de Beagle.

Les yeux rivés sur le canal de Beagle, on se prend à imaginer les premiers navigateurs passant de l'océan Atlantique à
l'océan Pacifique par ce même canal de 185 mètres de longueur qui fait la jonction entre les deux océans.
On se prend à imaginer au loin, mais pas si loin que cela, le cap Horn et l'Antarctique...........


Sur le canal de Beagle, une vue des îles qui le parsèment et des Andes enneigées qui plongent dans l'eau.

 
Sur une île: des baies comestibles                                                                    une drôle de plante: la Bolax de la famille des carottes.

Ces îles sont des lieux de prédilection pour les cormorans royaux et les cormorans de Magellan.
Il y a aussi une belle colonie de lions de mer.
Ces îles sont aussi les témoins des derniers indiens Yamana qui y vécurent.
Ils vivaient nus, s'enduisaient le corps de graisse pour résister au froid et se réchauffaient devant un feu de bois dans leur hutte sommaire ou dans leur canoë.
Nous revenons ravis de notre promenade mais aussi frigorifiés car le temps ici change vite, le soleil a fait place à la neige en quelques heures!  



L'année dernière, ponpon franchissait la ligne du pôle nord, cette année, il est au pôle sud!
Il fête ses 100.000 Km  et nous, pour fêter tout cela, nous irons goûter la spécialité de la région, la Centolla, une araignée de mer géante
de 1 mètre d'une patte à l'autre.
Elle n'a ni le gout du crabe ni celui de la langouste ou du homard  mais elle est........délicieuse!
Et, cerise sur le gateau, en rentrant au camping, nous retrouvons  Marie, Xavier, Mathilde et Maël.
C'est le bonheur aussi nous décidons d'aller ensemble au parc de la Terre de feu ou nous passerons  de belles journées de promenade dans le parc
et une soirée crêpes bien sympathique. 

Le Parc de la Terre de Feu est situé à une trentaine de kilomètres d'Ushuaia et c'est là que s'arrête la route n°3, au kilomètre 3079!                                 Avec émotion, nous nous rendons au bout du bout de la route.                                    
 
Ici finit la route N°3                                                                                                        au kilomètre 3079.


Au delà on voit les îlots..........                                                                       Ce parc est plein de surprises: un barrage de castors.

 
On y voit des petites fleurs de printemps qui nous sont inconnues.
 
On y voit des forêts de lingas dont beaucoup ont ces "nœud" sur le tronc, un champignon responsable de la mort des arbres.


Les feuilles de Linga

 
Mathilde, Xavier, Marie et Maël....et Jacques.
Une promenade dans la forêt nous amènera jusqu'à la frontière entre l'Argentine et le Chili,
frontière que rien ne délimite au milieu de l'eau et de la forêt.


Jacques ne résistera pas à l'envie de faire le clown!

De retour à Ushuaia, nous resterons encore 2 jours sur le port à deux pas du centre pour bien profiter de la ville.
Cette ville, avec ses maisons  construites sans un plan d'ensemble n'est pas belle mais le décor est grandiose.
Si le centre ville est "cossu", la périphérie de la ville est bien plus modeste, voire pauvre.
Pourtant, Ushuaia a su nous séduire et se faire aimer et nous partons heureux de l'avoir connue.

Ponpon a une copine!                                                                                       2 camping-cars Français sur le port

En route vers Cabo San Pablo, à 140 Km d'Ushuaia.
La piste A , bien damée conduit à Cabo San Pablo.
Pendant 50 Km, elle nous offre un paysage surnaturel de couleur vert de gris avec des arbres chevelus recouverts de lichens,
signe que l'air est pur.
La plupart des arbres sont morts, certains encore debout, les autres couchés sur le sol.
Cabo San Pablo est une pointe située au bord de l'océan Atlantique.
Une ruine, 2 cabanes de pêcheurs, 4 chats noirs et...................une épave de bateau!
Le desdemona a échoué sur le rivage en 1980, sa coque éventrée, rouillée, est encore remplie de sacs de ciment en provenance de Comodoro Rivadavia.
A marée basse, on peut faire le tour de l'épave.
Le bruit des tôles qui pendent et grincent avec le vent, ajouté à la pluie de neige fondue qui s'est mise à tomber,
donne un sentiment empreint de mystère et d'angoisse.
Comme tout change très vite, le soleil ne tarde pas à se frayer une place et avec lui arrivent Marie, Xavier, Mathilde et Maël, nos compagnons de voyage.
Une surprise heureuse qui n'était pas prévue.
Et comme les surprises n'arrivent  jamais seules, une otarie nous rend visite au soleil couchant.

 
L'otarie solitaire avec ses petites oreilles à pavillon que l'on distingue nettement.


 


Le Desdemona au soleil couchant.

En quittant Ushuaia, nous avons amorcé la remontée de l'île de la terre de feu, nous continuons  cette remontée par la route 3.
Comme à l'aller, nous repassons les deux frontières ou ponpon sera fouillé très minutieusement!!
Comme à l'aller, ponpon se motive pour refaire la piste en ripio et passer le détroit de Magellan.
Nous faisons une halte à Cerro Sombréro ou nous retrouvons notre sympathique restaurateur qui nous concocte un délicieux repas.
780 Km séparent Ushuaia et Puerto Natalès au Chili, notre prochaine étape.

Mais tout cela sera une autre histoire....................nous vous disons à bientôt.



 La suite...........Le Parc de Torrès Del Paine