de Mendoza à Salta
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La route des Andes et Mendoza

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 La Québrada de Las Conchas






San Juan  ( 353.000 habitants)  (le 4 Janvier  2010)
Fondée en 1562, San Juan n'a pas résisté au terrible tremblement de terre du 30 Janvier 1944 qui a fait 10.000 morts
et détruit la ville.
San Juan est entourée de cultures, on y trouve de la vigne, des arbres fruitiers, des melons et pastèques en cette saison.
Tous ces fruits sont les bienvenus et composent nos repas.
Les melons jaunes à la peau lisse se laissent déguster avec plaisir.
On ne fera pas l'affront de les comparer avec les melons de Cavaillon!
Après une nuit des plus chaudes passées dans une station service, le petit matin annonce déjà la météo:
chaud.....  très chaud!
A la sortie de San Juan, les champs verdoyants ont laissé la place à un paysage semi désertique composé d'arbustes et de sable.
Nous faisons une halte au sanctuaire de la défunte Corréa:

La défunte Corréa (le 5 Janvier 2010)
Depuis notre arrivée à Buenos Aires, tout au long de notre route, nous avons souvent croisé des petits sanctuaires faits de bois, de tôle,
de pierres, entourés de drapeaux rouges, de bouteilles en plastique.
Avec le sanctuaire de la défunte Corréa, nous avons l'origine de cette pratique.
Corréa est le nom d'une jeune femme qui, pendant la guerre de 1840, part avec son bébé à la recherche de son amoureux.
Lorsque l'on traverse ces paysages désertiques, on comprend très bien que ce voyage était voué à une mort certaine.
Corréa succomba de faim et de soif.
Un muletier, qui découvrit le corps sans vie, s'aperçut que le bébé  vivait et qu'il s'allaitait au sein de sa maman.
On crie au miracle...........et Corréa entre dans la légende.
Un oratorio a été élevé à l'emplacement ou on l'a retrouvé.
On vient de toute l'Argentine et même des pays limitrophes pour confier son destin et celui de ses proches à la défunte Corréa.
En témoignent toutes ces plaques d'immatriculation, toutes ces maquettes de maisons qui sont déposées au sanctuaire pour attirer
les faveurs du ciel ou pour remercier la défunte.
 
  
Les plaques d'immatriculation déposées par les camionneurs, il y a même des pistons.          Les maquettes des maisons.

Ex-voto au sanctuaire de la Défunte Corréa.
Les pèlerins n'hésitent pas à monter les marches à genoux.
Ce lieu, très intime, nous a beaucoup émus.

Nous continuons en direction de San Augustin de Valle Fertil, ponpon s'amuse sur la route qui fait des montagnes russes.
La température monte avec les kilomètres, nous nous protégeons du soleil en mettant des serviettes humides coincées dans les vitres.
Des cadavres de vaches, de chevaux et poulains jonchent le bord de la route et attestent de l'aridité des lieux.
Dehors, le vent s'est levé, il est brûlant!
Nous apprécions grandement le confort que nous procure ponpon avec la climatisation à l'avant.


Une habitation.                                                                                                Paysage aride.


Notre premier cactus candélabre.                                                                                     Une route bien amusante!
 
Bravo ponpon!
Il les a avalé les 180 kilomètres pour arriver à San Augustin de Valle Fertil!
San  Augustin de Valle Fertil est un gros bourg  bien paisible de 4.500 habitants.
Il est sur la route qui mène aux deux parcs: Ischigualasto et Talampaya.
 
Les parcs d' Ischigualasto et de Talampaya (du 6 au 8 Janvier 2010)
C
es deux parcs sont inscrits au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis l'année 2000.

Ischigualasto
signifie "terre sans vie" en quechua.
Cette "terre sans vie" était pourtant peuplée il y a 250 millions d'années.
La végétation était luxuriante, les dinosaures y régnaient en maître.
Les bouleversements géologiques, la naissance des Andes les ont anéantis.
On peut voir au musée d'Ischigualasto des restes de dinosaures exhumés parmi les plus vieux du monde.
Ce parc est riche en fossiles.
Après avoir longé un paysage semi-désertique fait de sable, d'arbustes et de cactus, on entre dans un lieu surprenant.
Un lieu minéral.
On entre dans un paysage...........lunaire!
Par endroit, tout est blanc avec des petits dômes.

Paysage du parc.


Puis on accède à.................. un terrain de pétanque!

Boules rondes du "terrain de pétanque".


Le vent, la pluie, ont érodé les rochers.

 
Ces rochers sont si érodés qu'ils sont devenus fragiles tel celui dit "la lampe d'Aladin" qui est tombé.


Au fond, une barre rocheuse de couleur rouge, la Barranca Colorado.

Cet endroit est digne d'un film de science fiction.
D'ailleurs, malgré la chaleur implacable, on y frissonne..... d'angoisse!
Un léger sentiment de malaise nous a accompagné pendant toute la durée de ce parcours.
La visite se fait avec son propre véhicule, en convoi de plusieurs voitures avec un "guadaparque" qui accompagne et commente
en Espagnol lors des 5 arrêts prévus.
Vu le très mauvais état de cette piste qui fait 40 kilomètres, ponpon a vite été distancé.
Nous avons fait une bonne partie du circuit seuls et nous en avons profité pour faire encore plus de photos!


Paysages du parc.


Talampaya


Comme son voisin le parc d'Ischigualasto, le parc de Talampaya est un témoignage géologique du triasique.
Le vent, l'eau ont façonné les rochers rouges de façon surréaliste.
La visite s'effectue avec un véhicule du parc, on roule dans le canyon.
 
De chaque côté du canyon, des rochers d'une hauteur surprenante sont sculptés par les éléments naturels.
Ils deviennent tour à tour une cathédrale avec son orgue, ou un chateau, ou un moine.......

Ce parc est grandiose!
Ce parc est aussi d'une grande richesse archéologique.

De nombreux pétroglyphes témoignent de l'occupation humaine.
 
L'eau, le vent, la chaleur, le froid, ont forgé ses roches tendres.

Infos pour les camping-caristes ou les futurs camping-caristes:
Le prix d'entrée du parc Ischigualasto est de 40 pésos par personne.
Une aire de camping avec eau, électricité, toilettes et douches est à disposition pour un prix de 5 pésos par personne.
Les arbres qui ont été plantés n'ont pas résisté à la sècheresse et sont morts, alors il n'y a pas d'ombre.
Le prix d'entrée du parc de Talampaya est de 25 pésos par personne + 40 pésos par personne pour le circuit dans un véhicule du parc.
Une aire de  camping avec toilettes,  douches est à disposition pour un prix de 7 pésos par personne.
Il n'y a pas d'ombre et il fait très chaud en cette saison d'été.
Epineux en fleurs.
Notre route se poursuit en direction de Salta....  
Le paysage offre tour à tour:
_ Des étendues d'épineux parcemées de cactus.
Ces derniers sont fleuris, alors, nous nous arrêtons souvent pour les prendre en photo et comme il semble que le dernier est encore plus
beau que le précédent, ponpon s'arrête à nouveau, et encore après....





Un arbre original appelé le bâton ivre, au tronc en forme de bouteille de Perrier.          Les fleurs sont belles mais inodores.
Il  est gorgé d'eau et peut résister aux mois de sècheresse.  
Le tronc est recouvert de larges épines.                                  

_Puis, ce sont des champs d'oliviers à perte de vue.
Ils ne sont pas taillés à la façon "Provençale" ou de la "Côte d'Azur".
Ceux là étalent leurs branches jusqu'au sol sans taillage.

Nous rentrons ensuite dans la vallée de Tucuman  (9 Janvier 2010)
Une vallée fertile et riche.
L'eau et la chaleur favorisent la culture de la canne à sucre et du tabac.
Des champs à perte de vue.
Quelques habitations, très très modestes, sont regroupées.
La plupart des gens de déplacent en vélos ou cyclos.
Le cyclo transporte toute la famille, femme, enfants et bébé, souvent 4 personnes.

La Québrada de Los Sosa
Une petite route serpente le long des flancs de la montagne.
La végétation est exubérante, c'est même une véritable forêt tropicale impénétrable.
Les plantes s'enchevêtrent, le bord de la route est tapissé de cannas en fleurs, de fuchsias, d'énormes fougères...
 .
La route qui serpente sur les flancs de la québrada de Los Sosa.

Tafi Del Valle (du 10 au 11 Janvier 2010)
Une ville de 12.000 habitants située à 2000 mètres d'altitude dans la verdure.
Une ville touristique au possible, une ville équestre aussi, on y voit beaucoup de chevaux.
Le quad a tout de même été adopté par les nombreux jeunes que nous avons rencontrés, tous avaient leur quad.
Une petite ville qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable sauf peut-être pour ses fromages de chèvre (rien à voir avec les fromages
français tout de même),  ses masas et alfajores, de délicieux gâteaux fourrés, et pour son non moins délicieux Cabrito grillé à la broche.
Tafi Del Valle est surtout la ville qui sépare la vallée de Tucuman riche, à la végétation luxuriante, et les vallées Calchaquies, pauvres  et sèches.

La couleur du jour s'annonce: du blanc.................avec un brouillard à couper au couteau!
Nous entrons dans les vallées Calchaquies.
Ponpon attaque le col Infernillo (col du petit enfer) à 3000 mètres d'altitude, dans un silence religieux.
Il faut une grande concentration pour éviter les nombreux nids de poule, les vaches qui stationnent au milieu de la route, un lama qui hésite
puis traverse.  
La descente laisse entrevoir une éclaircie, le paysage de montagnes désertiques sur lesquelles seuls poussent des cactus candélabres appelés cardons.
Puis, au milieu de nulle part.....une école!
Mais où sont les habitations?
 

Paysage aride parcemé de cactus candélabres.

Cette région est habitée par les Indiens qui vivent de l'artisanat.
En témoigne le village d'Amaicha Del Valle qui est connu pour son artisanat.
On y trouve le musée Hector Cruz, un artiste indien de 53 ans, sculpteur, peintre.
Ce musée, appelé Pachamama (terre-mère), regroupe la vie des Indiens, la géologie de la vallée Calchaquie et l'oeuvre de Hector Cruz.
Une visite intéressante.




Le musée de La Pachamama


Il n'y a que quelques kilomètres qui nous séparent des ruines de Quilmès.
C'est dans ce lieu entouré de montagnes que les indiens Quilmès ont bâti, vers l'an 1000, une ville qui s'étage sur les flancs de la montagne.
Avec courage et ténacité, les Quilmès ont résisté pendant 130 années devant l'invasion des conquistadors Espagnols.
Vaincus en 1666, ils furent déportés à plus de 1000 kilomètres et fondèrent la ville de Buenos Aires.
 

 Les ruines de Quilmes.

La visite sera écourtée par un violent orage.
Nous souhaitons nous rendre à Cafayate, à une cinquantaine de kilomètres, pour le bivouac du soir.
La route est incurvée par endroit pour permettre l'écoulement des eaux de la montagne.
Ponpon passe quelques gués ou l'eau ruisselle en amenant du sable, des galets.
Un peu plus loin, des véhicules stationnent sur le bord de la route.
Les gens paraissent habitués et prennent leur mal en patience.
Certains ont sorti le réchaud pour faire chauffer l'eau et boivent le Maté.
Le Maté est la boisson locale en Argentine, elle se fait à partir des feuilles de Maté.
Le Maté est un arbuste de l'espèce du houx qui mesure 3 à 6 mètres de hauteur.
Les feuilles sont infusées dans une calebasse et on boit le contenu avec une pipette appelée bombilla.
Pour le moment nous ne nous sommes pas initiés au Maté mais on le goûtera!
Mais revenons à notre route....
Nous jugeons plus prudent de faire demi- tour et de stationner ponpon au bord de la route, devant un hôtel éclairé.
Et, pour nous réconforter des émotions de la journée, nous irons manger des empanadas
(chaussons fourrés de viande de boeuf, de poulet, de jambon et fromage) accompagnés d'un bon vin blanc local: le Torrontès.


la route après l'orage.


Mais il en faut plus pour décourager ponpon et, le lendemain, il poursuit sa route vers..............Cafayate et la Québrada de Las Conchas

  





























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